«Un coup de folie» l'a poussée à tuer son bébé
France
—Mis à jour le 15.02.2012 1 Commentaire
L’autopsie du petit Amelio, six mois, a révélé qu’il avait été tué de douze coups d’un couteau de cuisine doté d’une lame de 11 centimètres. "Il n’est pas décédé immédiatement. Mais compte tenu de l’importance des lésions, la mort est arrivée rapidement", a déclaré le procureur de la République à Saint-Etienne, Jean-Daniel Regnauld.
Selon le procureur, cette jeune mère de 31 ans "reconnaît avoir voulu tuer son fils", en allant chercher ce couteau dans la cuisine avant de le tuer dans sa chambre à l’étage.
Mais lors du prolongement de sa garde à vue mercredi, elle a expliqué: "C’est un coup de folie", après avoir dit mardi en fin d’après-midi: "Je ne sais plus pourquoi" je l’ai tué.
Séparée depuis janvier
Dans un premier temps mardi matin, elle avait expliqué son geste en invoquant un drame de la séparation et dit vouloir ainsi "éviter d’avoir dans l’avenir des relations avec son ex-compagnon, dont elle était définitivement séparée depuis le mois de janvier", a poursuivi Jean-Daniel Regnauld.
Elle a agi peu après avoir déposé au car mardi matin son aîné de dix ans, hébergé quatre jours par semaine en Institut médical éducatif (IME). Cet enfant, "handicapé à plus de 90%", "ne voit pas, ne parle pas, ne bouge pas", a expliqué Jean-Daniel Regnauld, qui a demandé auprès du juge pour enfants une assistance éducative pour ce fils, né d’un premier père qui ne l’a pas reconnu.
La jeune mère, qui avait elle-même donné l’alerte auprès d’un voisin, était apparue calme mardi matin lors de son interpellation. Elle n’était pas sous l’emprise de l’alcool.
Acte non-prémédité
Les résultats des analyses toxicologiques ne seront cependant pas connus avant plusieurs jours.
Il a par ailleurs été établi qu’elle a préparé un sac avec des affaires pour la garde à vue puis la prison pendant que son voisin tentait de sauver le bébé. Un bagage fait dans l’urgence qui va dans le sens d’un acte non-prémédité.
Le père d’Amelio, qui réside à Clermont-Ferrand, le gardait le week-end, tandis qu’il passait le reste de la semaine chez sa mère, qui résidait dans un petit pavillon à Roche-la-Molière, près de Saint-Etienne.
Le père, étudiant dans une école de la fonction publique, a évoqué les "problèmes psychiatriques" passés de son ex-compagne, dont il était séparé. Cette instabilité aurait motivé sa demande de garde du petit Amelio. Elle a été en effet suivie par un psychiatre avant sa deuxième grossesse, mais aucune trace d’hospitalisation psychiatrique n’a été retrouvée, selon le parquet.
Installée depuis 2010 dans un petit pavillon de Roche-la-Molière, près de Saint-Etienne, elle vivait de l’allocation d’handicapé de son fils aîné. (afp/Newsnet)
Créé: 15.02.2012, 17h40
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1 Commentaire
7 mois... Une bien courte et triste existence... Repose en paix petit Amelio... Répondre


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