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Violences à Poitiers : Hortefeux envisage la dissolution de "groupuscules"

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, se rendra lundi à Poitiers où des violences ont été commises samedi après-midi en marge d'un festival de spectacles de rue, sans faire de blessés.

AFP - le 12 octobre 2009, 19h04

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a déclaré lundi à Poitiers qu'il "n'hésiterait pas" à demander la dissolution des "groupuscules" impliqués dans les violences commises samedi au centre de la ville.

"Je n'hésiterai pas à appliquer la loi de 1936 contre ces formes de groupes et de groupuscules", a-t-il déclaré à la presse, "et dans un certain nombre de cas à demander que soit prononcée la dissolution de certains groupuscules qui encore une fois saccagent et ne respectent pas les règles de la démocratie."

Une manifestation organisée par un collectif anticarcéral samedi à Poitiers pendant un festival culturel a dégénéré en violences, avec des actions organisées de casseurs qui ont brisé une vingtaine de vitrines, des abribus et des cabines téléphoniques.

Dix-huit personnes ont été interpellées et environ la moitié devaient passer en comparution immédiate lundi après-midi pour ces dégradations.

M. Hortefeux, qui s'est rendu lundi au commissariat de Poitiers, à la mairie puis chez des commerçants touchés par les violences, a demandé que la justice "sanctionne et durement" les casseurs. Il a indiqué avoir demandé au préfet de la Vienne de "recenser les squats qui sont susceptibles d'accueillir ces militants d'ultragauche".

"Il y a un texte de loi sur les bandes" en cours de discussion au Parlement pour "permettre d'anticiper et de prévoir" ce genre de violences, a-t-il également déclaré.

M. Hortefeux a aussi annoncé qu'il voulait rencontrer les commerçants "pour examiner comment ils peuvent être indemnisés par leurs assurances" et "si ce n'est pas le cas, par la solidarité de l'Etat".

Peu avant l'arrivée à Poitiers de M. Hortefeux, le procureur de Poitiers Pierre Sennes a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour "organisation d'un attroupement armé" afin de "rechercher les personnes à l'origine de cette manifestation".

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© Keystone

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