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Affaire Kadhafi: le Conseil fédéral discutera de l'accord

L'affaire Kadhafi continue de faire des vagues, y compris au sein du Conseil fédéral. Bien qu'elles approuvent sur le fond le voyage de Hans-Rudolf Merz à Tripoli, Eveline Widmer-Schlumpf et Doris Leuthard estiment que le gouvernement devra discuter des excuses faites à la Libye.

ats - le 23 août 2009, 11h34

L'affaire Kadhafi continue de faire des vagues, y compris au sein du Conseil fédéral. Bien qu'elles approuvent sur le fond le voyage de Hans-Rudolf Merz à Tripoli, Eveline Widmer-Schlumpf et Doris Leuthard estiment que le gouvernement devra discuter des excuses faites à la Libye.

Interrogée par le journal "Sonntag", Mme Widmer-Schlumpf a exprimé des réserves sur le plan juridique concernant l'accord signé par le président de la Confédération avec Tripoli. Pour la ministre de justice et police, le parlement ne devrait pas pouvoir se prononcer sur cet accord. En revanche, le Conseil fédéral va certainement discuter des excuses de M. Merz. "Sur le plan juridique, on ne peut pas s'excuser" dans cette affaire, a-t-elle dit, affirmant "comprendre le mécontentement" de Genève.

Doris Leuthard estime pour sa part que l'action de M. Merz peut constituer "une solution", pour autant que les deux otages suisses rentrent au pays. Sur la RSR, elle a toutefois elle aussi déclaré que le gouvernement devrait se pencher sur le dossier.

Le Conseil fédéral devra notamment discuter du conflit de compétences entre les services de M. Merz et ceux de Micheline Calmy-Rey. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a affirmé vendredi ne pas avoir pu voir le texte signé à Tripoli.

La ministre des affaires étrangères s'est retranchée dimanche dans un silence éloquent. L'important, c'est que les deux Suisses retenus en Libye puissent revenir, a-t-elle déclaré au "Matin Dimanche" et à la "SonntagsZeitung".

Au sein du Conseil fédéral, seul le ministre de la défense Ueli Maurer soutient sans réserve Hans-Rudolf Merz, estimant qu'"il a bien fait".

Selon les experts, M. Merz semble avoir outrepassé ses compétences en signant l'accord de Tripoli sans mandat du Conseil fédéral. La Constitution n'octroie en effet pas de pouvoirs particuliers au président de la Confédération.

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© Keystone

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