ACCUEIL 2.10.2014 Mis à jour à 00h00

Mark Zuckerberg, l'homme qui se cache derrière Facebook

Portrait

Patron d’un des plus grands groupes internet du monde à 27 ans, Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, figure déjà parmi les légendes de la Silicon Valley.

Mis à jour le 02.02.2012 1 Commentaire

1/8 Mark Zuckerberg et Barack Obama
Image: AFP

   

Galerie photo

Visite guidée du nouveau QG de Facebook

Visite guidée du nouveau QG de Facebook
Le réseau social a transféré le 19 décembre dernier 2000 employés vers son nouveau siège de Menlo Park, en Californie. Avec sa déco nerd-chic et des espaces dévolus à la créativité du personnel, le Campus, fraîchement rénové rappelle les locaux de Google.

Articles en relation

«La fortune sourit aux audacieux», cette maxime de Virgile citée par le jeune Américain sur sa page Facebook, semble convenir à merveille à un homme qui a lancé son entreprise à 19 ans et n’a jamais envisagé d’en lâcher les rênes.

Si à l’issue de l’introduction en Bourse de Facebook, le groupe est valorisé dans le haut de la fourchette attendue de 75 à 100 milliards de dollars, sa fortune pèsera quelque 28 milliards de dollars, lui permettant de figurer parmi les 20 personnes les plus riches du monde. Paradoxalement pour quelqu’un dont la biographie a déjà fait l’objet d’un film, «The social network» de David Fincher, et dont le site permet la mise en scène du quotidien, Mark Zuckerberg mène sa vie plutôt discrètement, donnant peu de détails sur sa page personnelle suivie par plus de 11 millions de personnes.

Dragué par Microsoft

Né le 14 mai 1984, élevé en banlieue de New York à Dobbs Ferry par un père dentiste et une mère psychiatre, il est initié dès 11 ans à la programmation informatique. Il est encore au lycée quand Microsoft et AOL proposent de lui acheter une de ses créations, un programme permettant de deviner les souhaits d’écoute musicale, assez semblable au système Genius lancé par Apple pour sa boutique en ligne iTunes bien plus tard.

Connecter le monde

Il refuse et entre à Harvard, l’université la plus prestigieuse des Etats-Unis, à l’âge de 18 ans. En deuxième année, il lance TheFacebook, à l’époque essentiellement un trombinoscope en ligne pour étudiants. «Rendre le monde plus connecté», c’est ainsi que Mark Zuckerberg définit la vocation du site lorsqu’il est mentionné pour la première fois sur sa page personnelle, à la date du 4 février 2004.

Huit ans plus tard, au moment de déposer le dossier d’introduction en Bourse de Facebook, son message n’a pas changé. «Nous pensons qu’un monde plus ouvert et connecté aide à créer une économie plus forte», dit-il dans un lettre aux investisseurs, espérant aussi «changer les relations des gens avec leur gouvernement et leurs institutions».

Fondation mouvementée

La période de la fondation de Facebook a fait l’objet de diverses procédures judiciaires, qui ont conduit Mark Zuckerberg à verser 65 millions de dollars à trois anciens camarades d’université, Cameron et Tyler Winklevoss et Divya Narendra, et à reconnaître le rôle de «co-fondateur» à son ancien associé Eduardo Saverin.

Les quatre hommes lui ont reproché, pour les trois premiers, de leur avoir volé l’idée du site, pour le dernier de l’avoir évincé injustement - et Mark Zuckerberg a admis ces dernières années qu’il avait commis des erreurs de jeunesse.

Tendances impérialistes

Tenant fermement les rênes de sa jeune entreprise, «il avait des tendances impérialistes», se rappelle Sean Parker, fondateur de Napster et l’un de ses premiers mentors dès 2004, dans le livre «La révolution Facebook» de David Kirkpatrick. «Sa position à Facebook est semblable à celle de Bill Gates, qui a duré très longtemps» au poste de PDG de Microsoft, fait valoir Josh Bernoff, analyste à Forrester Research. «Il est clair que les décisions viennent de lui, et le rôle de Sheryl Sandberg (la directrice d’exploitation recrutée chez Google) est de mettre en œuvre les stratégies qu’il conçoit».

Le jeune homme à la tignasse bouclée tirant sur le roux, longtemps mal a l’aise devant les médias, abonné aux sweat-shirts, a fini par acquérir plus d’aisance. Il a lui-même interviewé en avril le président Barack Obama, qui l’a taquiné sur son inhabituel port de la cravate lorsqu’il est allé visiter le siège de Facebook.

Végétarien et sinophone

Mark Zuckerberg vit en couple avec Priscilla Chan, étudiante en médecine rencontrée en 2003. Notamment parce qu’il voulait pouvoir converser avec sa belle-famille, il a appris le chinois en 2010.

Connu pour son goût pour l’antiquité gréco-romaine, il n’hésite pas à confier quelques excentricités. L’an dernier, il a décidé de devenir presque végétarien et promis qu’il ne mangerait de la viande que s’il avait lui-même tué l’animal. (afp/Newsnet)

Créé: 02.02.2012, 15h50

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

1 Commentaire

Judge Dredd

02.02.2012, 23:41 Heures
Signaler un abus

"homme" le terme est très galvaudé de nos jours, il implique une certaine forme d'honneur, de respect, de réflexion, de morale (sans connotation religieuse) entre autre qualités... et il n'en possède aucune de celles là. "vieil ado capricieux et égocentrique" serait déja plus réaliste. Répondre