Google lance la carte culturelle d'une tribu d'Amazonie
Rio+20
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Recyclage artistique
Le recyclage des ordures a gagné une nouvelle notoriété samedi grâce à une installation de l'artiste plasticien brésilien Vik Muniz, près du Musée d'art moderne (MAM) de Rio, en marge de la conférence de l'ONU sur le développement durable Rio+20.
Il faut monter sur une passerelle à dix mètres du sol pour voir la baie de Rio recomposée en matériel recyclé: bouteilles, verres et sacs en plastique, cannettes de bière ou de coca, boîtes de lait en carton et capsules.Cette installation de 30 mètres x 40 mètres a commencé vendredi et se poursuivra jusqu'à la fin du sommet qui réunira plus de cent chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier, du 20 au 22.
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La carte, résultat d'un partenariat de cinq ans entre le cacique (chef) Surui Almir et le géant américain de l'internet, a été montré pour la première fois lors d'un forum d'entreprises, en marge de la conférence sur le développement durable Rio+20.
Sur l'image animée de la planète de Google (GOOG 708.83 0.14%) Earth, on voit un petit point dans le vaste Brésil: c'est la tribu surui, qui comprend 1.300 personnes vivant sur un territoire de 240.000 hectares dans l'Etat amazonien de Rondonia (nord-ouest).
L'application présente des photos et vidéos en 3D de la forêt où vivent les indigènes, accompagnées de récits de leurs traditions et coutumes. Ces images sont visibles sur Google Earth ainsi que sur le site www.paiter.org.
Montrer au monde
Portant une coiffure de plumes multicolores, le chef Almir a salué ce projet qui «montre au monde à travers Google la valeur de notre culture».
Almir, qui avait proposé l'idée de la carte à Google lors d'un voyage aux Etats-Unis il y a cinq ans, a dit lors d'une conférence de presse être particulièrement fier de l'apport des Surui au projet, en particulier la narration.
«Ceci est réellement un projet innovant pour Google», a dit Rebecca Moore, responsable du projet.
Déboisement clandestin
Le cacique surui a annoncé que les indiens utiliseront la carte ainsi que des smartphones pour surveiller le déboisement clandestin autour de son territoire.
Almir a assuré que son objectif était de faire prendre conscience de la nécessité d'un usage durable des forêts. «Nous connaissons la forêt, Google donnait la technologie et nous avons noué un partenariat pour le bien des forêts», a-t-il ajouté.
La responsable de Google a souligné que la même technologie serait utilisée pour aider d'autres tribus indiennes dans le monde, y compris au Canada et en Nouvelle-Zélande.
En 2011, Google avait cartographié une section du fleuve amazonien Rio Negro, transposant au coeur de la forêt son programme Street View qui permet aux internautes d'explorer les villes avec des images à 360°. (afp/Newsnet)
Créé: 16.06.2012, 23h12
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