Mardi 27 septembre 2016 | Dernière mise à jour 05:19

Provocation Une société dépose la marque Anonymous

Une petite société française s'est appropriée la marque Anonymous, du nom du collectif de cyber-activistes, ce qui lui a valu de s’attirer les foudres et les menaces d’internautes.

Image: Keystone

Mots-clés

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

La société Early Flicker a déposé, le 16 février, auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) le nom, le logo et le slogan du collectif Anonymous. Ce dépôt lui autorisait leur utilisation sur divers supports, notamment des vêtements, des sacs ou de la vaisselle.

Early Flicker propose depuis à la vente des tee-shirts déclinant le logo et le slogan sur son propre site mais aussi sur des sites marchands.

Mardi, une vidéo intitulée "Anonymous n’est pas à vendre" a été mise en ligne sur des sites de partage vidéo pour dénoncer la démarche d’Early Flicker.

Usurpation dénoncée

"Notre logo et notre slogan ont été détournés à des fins marketing par une société peu scrupuleuse", dit une voix visiblement issue d’un logiciel de transcription vocale, dans ce message mis en ligne par l’auteur "AnonymousFrancophone".

"Le gérant de la société Early Flicker a usurpé nos symboles en les enregistrant comme marque déposée auprès de l’Inpi afin de les utiliser pour leur business", ajoute la voix. "Anonymous, soucieux de la liberté d’expression, exige de M. (Apollinaire) Auffret (le gérant) qu’il retire ces marques déposées de sa société, sous peine de déchaîner notre colère", prévient-elle.

Mesures de rétorsion

Dans un message mis en ligne sur l’un des sites de sa société, M. Auffret a indiqué que le site d’Early Flicker ainsi que ses boîtes de messagerie électronique avaient été depuis "prises d’assaut".

Samedi, le site d’Early Flicker n’était plus consultable. M. Auffret a assuré, dans ce message, que "l’idée elle-même de (s’) enrichir" par le biais de l’utilisation du logo, du nom et du slogan d’Anonymous ne lui était "jamais venue à l’esprit" et qu’il ne vendait que "2 à 3 objets par jour".

Le gérant souligne que le dépôt auprès de l’Inpi permet, outre d’échapper à des poursuites légales en cas d’utilisation des éléments déposés, de poursuivre en justice les autres utilisateurs éventuels, ce qu’il affirme n’avoir jamais envisagé.

"J’échange actuellement avec l’un des comités de soutien France des Anonymous, à leur demande, je ferai ce qui leur semblera dans l’intérêt du mouvement", écrit M. Auffret.

M. Auffret n’a pu être contacté. Un membre de sa famille, joint samedi au téléphone, a indiqué qu’il effectuait actuellement un voyage en Asie et ne pouvait donc pas être contacté.

(Créé: 04.08.2012, 13h44)

Sondage

Vous sentez-vous floué par les mesures eurocompatibles du Conseil national sur l'immigration?




Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.