ACCUEIL 21.12.2014 Mis à jour à 23h52

Une société dépose la marque Anonymous

Provocation

Une petite société française s'est appropriée la marque Anonymous, du nom du collectif de cyber-activistes, ce qui lui a valu de s’attirer les foudres et les menaces d’internautes.

Mis à jour le 04.08.2012 2 Commentaires

Image: Keystone

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La société Early Flicker a déposé, le 16 février, auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) le nom, le logo et le slogan du collectif Anonymous. Ce dépôt lui autorisait leur utilisation sur divers supports, notamment des vêtements, des sacs ou de la vaisselle.

Early Flicker propose depuis à la vente des tee-shirts déclinant le logo et le slogan sur son propre site mais aussi sur des sites marchands.

Mardi, une vidéo intitulée "Anonymous n’est pas à vendre" a été mise en ligne sur des sites de partage vidéo pour dénoncer la démarche d’Early Flicker.

Usurpation dénoncée

"Notre logo et notre slogan ont été détournés à des fins marketing par une société peu scrupuleuse", dit une voix visiblement issue d’un logiciel de transcription vocale, dans ce message mis en ligne par l’auteur "AnonymousFrancophone".

"Le gérant de la société Early Flicker a usurpé nos symboles en les enregistrant comme marque déposée auprès de l’Inpi afin de les utiliser pour leur business", ajoute la voix. "Anonymous, soucieux de la liberté d’expression, exige de M. (Apollinaire) Auffret (le gérant) qu’il retire ces marques déposées de sa société, sous peine de déchaîner notre colère", prévient-elle.

Mesures de rétorsion

Dans un message mis en ligne sur l’un des sites de sa société, M. Auffret a indiqué que le site d’Early Flicker ainsi que ses boîtes de messagerie électronique avaient été depuis "prises d’assaut".

Samedi, le site d’Early Flicker n’était plus consultable. M. Auffret a assuré, dans ce message, que "l’idée elle-même de (s’) enrichir" par le biais de l’utilisation du logo, du nom et du slogan d’Anonymous ne lui était "jamais venue à l’esprit" et qu’il ne vendait que "2 à 3 objets par jour".

Le gérant souligne que le dépôt auprès de l’Inpi permet, outre d’échapper à des poursuites légales en cas d’utilisation des éléments déposés, de poursuivre en justice les autres utilisateurs éventuels, ce qu’il affirme n’avoir jamais envisagé.

"J’échange actuellement avec l’un des comités de soutien France des Anonymous, à leur demande, je ferai ce qui leur semblera dans l’intérêt du mouvement", écrit M. Auffret.

M. Auffret n’a pu être contacté. Un membre de sa famille, joint samedi au téléphone, a indiqué qu’il effectuait actuellement un voyage en Asie et ne pouvait donc pas être contacté.

Créé: 04.08.2012, 13h44

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2 Commentaires

Paul Martin

04.08.2012, 19:38 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

paradoxalement, la principale menace pour les libertés publiques pourrait bien venir d'un mouvement spontané de "bien pensants" revendiquant des libertés, comme par exemple les Anonymous. La multiple addition de petites intentions "bien pensantes" peut conduire à un totalitarime anonyme et aveugle, hors de contrôle. lisez ce que vous trouverez sur la "thèse fonctionnaliste". Répondre


Ernest Pillard

04.08.2012, 13:57 Heures
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MDR! Répondre