Vendredi 30 septembre 2016 | Dernière mise à jour 22:01

Prolifération La Belgique va stériliser tous les chats

Aucun félin domestique ne devrait plus pouvoir se reproduire dans le Plat Pays à l’horizon de 2014, sauf dans les élevages agréés. L’idée fait aussi son chemin en Suisse.

Si le projet aboutit en Suisse, il n’y aura plus de portées à la maison.

Si le projet aboutit en Suisse, il n’y aura plus de portées à la maison. Image: Mehmet Salih Guler/iStockphoto

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Faut-il stériliser tous les chats en Suisse?

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Trop de chats errants, trop de chats abandonnés: la Belgique n’est pas restée les bras croisés. Par arrêté royal, approuvé par le Conseil des ministres, le projet de stérilisation des chats domestiques a été mis en œuvre à l’échelle de tout le pays à partir du 1er septembre. Dans deux ans, «chaque chat devra être stérilisé, identifié et enregistré avant d’être adopté», dit la nouvelle loi, élaborée par le Service public fédéral Santé publique, l’équivalent d’un ministère. Seuls les éleveurs agréés auront le droit de posséder alors des minous capables de se reproduire.

Une pétition circule en Suisse

Partie de France, une pétition circule actuellement sur la Toile, qui demande des dispositions analogues dans d’autres pays. «Je l’ai signée et je l’ai placée sur Facebook», signale avec enthousiasme Tomi Tomek de SOS Chats, à Noiraigue (NE), même si la pasionaria des félidés d’appartement estime «que les Suisses risquent d’être trop attachés à leur liberté pour accepter facilement des dispositions pareilles». De son côté, Luc Barthassat, le conseiller national (PDC/GE) est, lui aussi, ravi de l’exemple belge. «Je suis séduit à 90%. Si je mets 10% de bémol, c’est que je crains que les «éleveurs agréés» ne fassent plus à l’avenir que du business rentable avec les chats.»

Quant à Edith Guélat, éleveuse de la race ragdoll à Mont-la-Ville, si elle trouve l’idée «intéressante», elle doute toutefois «qu’elle soit réellement applicable dans les campagnes».

Pas de quoi réfréner la ferveur de Sébastien De Jonge, coordinateur de l’association belge de protection des animaux Sans Collier. «Bien sûr, il est impossible de mettre un policier derrière chaque propriétaire d’animaux. Mais actuellement, nous recevons encore 35 000 chats abandonnés dans nos refuges, si ce chiffre descend à 5000 d’ici à cinq ans, c’est déjà un progrès extraordinaire.»

Le hic de la nouvelle loi, Sébastien De Jonge le voit ailleurs. «C’est dans le financement que tout n’est pas clair. Les sociétés de protection des animaux sont obligées de stériliser et de pucer les chats qu’elles recueillent à leurs frais: cela se répercute sur le prix de vente. Pas de chat en dessous de 100 euros (120 fr.)» Quant aux lois spécifiques concernant les chats errants, elles peinent à entrer en vigueur et n’ont pas encore passé le cap du Parlement. «L’Etat belge ne met pas d’argent à disposition», explique Catherine Terclavers, experte vétérinaire au Bien-être animal, un service du Ministère de la santé publique. «Ce sont les communes qui doivent payer pour la stérilisation des chats errants. Actuellement, seul un tiers d’entre elles jouent le jeu.»

Sébastien De Jonge pense pourtant qu’avec la loi actuelle sur la stérilisation obligatoire, le nombre de chats errants va chuter. «S’il y a de plus en plus d’animaux dans la nature qui ne peuvent se reproduire, leur quantité va finalement diminuer avec le temps.» (Le Matin)

(Créé: 11.10.2012, 06h18)

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