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Une ourse polaire tuée par un virus de zèbre

Biologie

Une ourse polaire hébergée dans un zoo allemand est morte d’encéphalite après avoir été infectée par un virus mutant provenant des zèbres. Son compagnon mâle, lui aussi infecté, a survécu.

Mis à jour le 18.08.2012
Une ourse polaire hébergée dans un zoo allemand est morte d’encéphalite.

Une ourse polaire hébergée dans un zoo allemand est morte d’encéphalite.
Image: AFP

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Une ourse polaire hébergée dans un zoo allemand est morte d’encéphalite après avoir été infectée par un virus mutant provenant des zèbres, ont révélé des chercheurs. Son compagnon mâle, Lars, avait lui aussi contracté cette grave infection, mais avait survécu de justesse.

Cette découverte est préoccupante car elle montre que les espèces rares conservées dans les zoos peuvent être menacées par des agents pathogènes passant sans prévenir d’une espèce à une autre, estiment ces scientifiques, qui publient leurs travaux dans la revue Current Biology.

Leur étude a été déclenchée par la mort, en 2010, de l’ourse nommée Jerka au zoo de Wuppertal, dans l’ouest de l’Allemagne, des suites d’une encéphalite. «Les symptômes étaient très choquants, et à l’époque on ignorait complètement ce qui pouvait en être la cause», a expliqué le vétérinaire au parc animalier de Wuppertal.

«Nous avons essayé de stabiliser l’état des deux animaux pendant des jours. Dans le cas de Jerka, malheureusement, nous avons échoué. Mais Lars, qui s’est rétabli au bout de quelques semaines, est toujours en vie à l’heure actuelle».

Virus hybride

Le coupable est un virus hybride provenant à l’origine des zèbres mais qui s’est ensuite attaqué à d’autres espèces. Il s’agit d’un mélange d’herpesvirus équin EHV 9 et d’un de ses cousins, l’herpesvirus équin EHV 1.

Les scientifiques l’ont identifié mais ignorent en revanche toujours comment il a pu se propager jusqu’aux ours polaires, hébergés à 68 mètres de distance des zèbres et dont les soins sont assurés par des personnes différentes. L’une des explications possibles est que d’autres animaux, peut-être des souris ou des rats, aient joué le rôle de vecteur.

«Ces virus ne semblent pas respecter la barrière des espèces, et en fait, on ne sait même pas s’ils en ont une», a déclaré Klaus Osterrieder, professeur à l’université libre de Berlin, qui a contribué à l’étude. (ats/Newsnet)

Créé: 18.08.2012, 08h53

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