Jeudi 29 septembre 2016 | Dernière mise à jour 11:41

Sonisphere Yverdon totalement malade metal

Hier, 32?000 fans de Metallica ou de Motörhead se sont noyés dans les décibels sur les Rives du lac. Reportage.

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?«Welcome to full metal region». Suspendue contre l’Office du tourisme, la banderole met Yverdon dans le bain. Mercredi, c’est Sonisphere! Peu avant 16 h, alors que le gros des 32?000 festivaliers est encore sur les rails, les CFF livrent déjà les plus motivés en grappes noires et polies sur la place de la Gare. Les autochtones observent, amusés. Pour la couleur, il faut chercher sur le dos fluorescent des policiers, peu nombreux, sereins et en retrait. Rien n’incite la foule à braver le pavé de la ville. Ni stands ni animations. Au-delà de vingt pas, la vie, paisible, suit son cours.

Des jeunes au grand-papa

Il fait chaud. Alors que les premières semonces des Français de Gojira résonnent sur les Rives du lac, deux ados blafards se jettent, hilares, dans la fontaine. A moins de quatre heures du concert de Metallica, l’atmosphère est aussi tendue qu’un dimanche de première communion. Malgré une signalétique inexistante, les fans virent en direction du lac. Les décibels font office de boussole. Dans le cortège qui longe le canal, il y a du Valaisan, du Suisse alémanique, du jeune et du grand-papa aussi téméraire que nostalgique. «Quand tu as bravé la fosse des Rolling Stones il y a trente ans, tu n’as plus peur de rien», confie Georges, 60 piges, venu en couple goûter du Metallica pour la première fois. Les peaux sont très blanches ou très rouges. Mais si les métalleux craignent le soleil, ils sont venus en paix. «Je suis moins dangereux qu’une fan hystérique de Lady Gaga!» se défend Pierre, 36?ans. Sur ses épaules, un T-shirt de Motörhead, l’autre tête d’affiche du festival itinérant fondé en Angleterre en 2009. Sur les torses, c’est un véritable concours de T-shirts griffés. Dans le metal, on affiche sa couleur. «Comme au foot, tu soutiens ton équipe avec fierté. Il faut que les joueurs voient qu’on les aime. Là, c’est pareil», explique Céline, 28?ans, les deux éclairs de Metallica entre les seins.

18?h. Dans l’enceinte, les tympans et la patience sont mis à rude épreuve. Quatre bars seulement et jusqu’à une heure et demie de queue attendent les festivaliers. C’est beaucoup. Le ciel se ferme. On annonce de la pluie. Les Californiens de Slayer finissent de faire trembler le lac. Assurément le concert le plus teigneux de la journée. Mais soudain, à 20?h?30, le soleil guigne avant de se coucher. Les potes de Lars Ulrich, excités comme des puces quadragénaires, grimpent sur scène pour (notamment) rejouer le légendaire «Black Album». C’est aux premières notes de l’hymne «Master Of Puppets», dégainé très tôt, qu’on comprend que, pour les festivaliers, ce soir-là (et pile à 21?h?40), «Nothing Else Matters». (Le Matin)

(Créé: 31.05.2012, 07h54)

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