ACCUEIL 31.8.2016 Mis à jour à 09h56

Londres 2012 Pour Roger, tout est différent, quoique

Roger Federer retrouve Wimbledon dans une autre atmosphère, avec un regard neuf. Mais rien ne vaut parfois de s’accrocher à des souvenirs.

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Il suffit de changer un logo, de donner quelques coups de pinceau, et toute une perception s’en trouve profondément modifiée. Deux semaines après son sacre à Wimbledon, dans le cercle restreint d’une noblesse de courts, Roger Federer vit en ce même lieu, à l’enseigne du barnum olympique, «une expérience totalement différente», colorée voire exotique.

Il ne portera pas le blanc, pour la première fois dans le cloître de Church Road. Mais il n’y voit pas un blasphème. «Les Jeux sont une opportunité rare de porter un maillot, de défendre les couleurs d’un pays. L’événement est différent. L’atmosphère, elle aussi, sera différente. Tout est différent.»

Pour l’esprit olympique

S’il triomphe de nouveau sur le gazon béni, ce ne sera pas pareil, forcément. «L’or olympique est-il aussi précieux qu’un trophée du Grand Chelem? Seules les émotions peuvent répondre à cette question. A ce stade, j’éprouve surtout le besoin de profiter, de capter les bonnes énergies de l’esprit olympique. J’aime le sport, profondément, depuis que je suis tout petit. Je ne suis pas là pour disputer un tournoi de tennis, mais pour vivre une expérience différente.»

Plus de mille personnes ont pris place dans l’hémicycle du centre de presse, hier, pour une conférence unique, «des journalistes différents avec des questions inhabituelles», sourit Roger Federer. La première question a porté sur Rafael Nadal, une autre sur les chances du double indien, une autre sur d’improbables projets de vacances en Nouvelle-Zélande, une autre sur des projets de retraite, tandis que des reporters confessaient leur adoration.

Content pour Stan

Un champion expérimenté est toujours à la recherche de nouvelles expériences. «J’espère avoir l’opportunité de rencontrer des gens, d’échanger avec des athlètes moins connus, de suivre un peu la natation, le basket, le volley. Les Jeux ouvrent chacun de nous à des réalités différentes.»

Mais avec l’enjeu, dans l’inconscient sécuritaire, revient toujours la tentation du «revival» et des certitudes éprouvées, en l’occurrence le besoin de reformer un couple, solide et durable, avec Stanislas Wawrinka, quatre ans après le sacre de Pékin. «Je lis dans les yeux de Stan qu’il est heureux de revenir, heureux de repartir à l’aventure, se réjouit le Maître. Le double est toujours une succession d’inconnues, personne ne peut évaluer nos chances. En revanche, je suis content que la Suisse ait choisi Stan comme porte-drapeau. Dès que j’ai appris la nouvelle, j’ai appelé et nous avons bu un peu de champagne. Nous étions de nouveau réunis, les mêmes qu’à Pékin: Mirka, Seve (Lüthi), Pierre (Paganini), Stan et moi. Je sais que tout sera différent, mais, en un sens, j’espère que nous pourrons recréer un peu de cette magie.» (Le Matin)

(Créé: 27.07.2012, 07h18)

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