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Les spectateurs des JO priés de se calmer sur Twitter

Londres 2012

Les organisateurs promettaient les Jeux olympiques les plus connectés de l’histoire, mais après quelques jours, le réseau peine à suivre.

Par Simon Koch. Mis à jour le 31.07.2012
Aux JO, il est interdit de prendre des photos ou d'enregistrer vidéos pour les partager sur internet.

Aux JO, il est interdit de prendre des photos ou d'enregistrer vidéos pour les partager sur internet.
Image: Keystone

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Pour la première fois, un réseau wi-fi est à la disposition des spectateurs des JO dans les différents lieux de la compétition. Ce printemps, British Telecom, en charge de l’infrastructure communication des JO, bombait le torse. La bande passante allouée aux Jeux de Londres serait sept fois plus grande que celle mobilisée à Pékin en 2008.

Manifestement insuffisant. Samedi déjà, un afflux massif de messages sur Twitter a perturbé la retransmission d’une course cycliste. La congestion du réseau a privé la presse de mises à jour sur la position des coureurs.

Du coup, le Comité international olympique (CIO) lui-même a demandé aux spectateurs des Jeux de se calmer sur les réseaux sociaux. «Si vous voulez envoyer quelque chose, nous n'allons pas dire: ne le faites pas. Mais si ça n'est pas urgent, merci d’y aller mollo», a déclaré un porte-parole du CIO à l’agence Reuters.

#copyrightmadness

C’est une demande et pas un ordre adressé aux spectateurs déjà passablement fliqués pour l’occasion. Il leur est par exemple interdit de prendre des photos et des vidéos dans l’enceinte des compétitions pour ensuite les poster sur internet. Ce règlement, imprimé sur les billets d’entrée des Jeux, est le même pour les athlètes.

La raison est double. D’une part, les organisateurs veulent éviter toute concurrence avec les médias partenaires. Et d’autre part, il n’est pas question que des marques qui ne sont pas partenaires officiels des JO puissent être associées à l’événement. Cela vaut pour les céréales avalées au petit-déjeuner, comme pour les équipementiers et autres sponsors des athlètes.

Sur Twitter, le mouvement de grogne contre ce flicage généralisé rassemble public et athlètes sous le hashtag #copyrightmadness. (Newsnet)

Créé: 31.07.2012, 11h55

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