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«Si j’ai marqué l’histoire de mon sport, cela me touche»

Londres 2012

Steve Guerdat rêvait de devenir un jour champion olympique. Nino, son cheval, a été, dit-il, fantastique.

Par Christian Maillard. Mis à jour le 08.08.2012 1 Commentaire

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Steve Guerdat, c’est un jour en or pour la Suisse, pour vous et votre cheval Nino des Buissonnets. Dans quel état d’esprit êtes vous quelques heures après ce triomphe?

C’est une journée extraordinaire. J’ai toujours eu comme but de devenir un jour champion olympique. C’était ma motivation quand je me levais le matin. C’était encore le cas aujourd’hui. J’étais en forme et Nino aussi. Nous étions tous les deux motivés, bien concentrés, c’est une belle satisfaction.

Devenir champion olympique, c’était un rêve d’enfant?

Et je ne trouve pas les mots pour décrire toute cette émotion. Mon cheval a été fantastique. J’ai envie de remercier toutes les personnes importantes derrière ce succès. Cette médaille est aussi la leur. Mes parents, forcément, ma famille proche, mais aussi M. Schwarzenbach, M. Piaget, mes principaux sponsors, ma groom Heidi, mon vétérinaire, mon entraîneur Thomas Fuchs, sa famille, c’est toute une équipe qui travaille jour et nuit pour moi.

Champion olympique, ça change un homme, un cheval? Moi je n’ai rien envie de changer. J’étais déjà heureux avant, je le suis aujourd’hui et je le serai encore demain. On va profiter de ce moment, mais cela ne va pas modifier ma vie pour autant. Je vais continuer de monter à cheval, de me battre pour gagner, ce n’est pas une médaille, aussi belle soit-elle, qui va bouleverser quoi que ce soit.

Etes-vous conscient que depuis 1924 et Alphonse Gemuseus, il n’y avait plus eu de cavalier suisse champion olympique, que vous êtes entré dans l’histoire?

J’ai toujours été un acharné de sport, un compétiteur-né qui adore la compétition, qui voulait vivre de grandes choses. Mon idole était Beat Mändli. Si j’ai marqué l’histoire de mon sport aujourd’hui cela me touche beaucoup.

Pour devenir champion olympique, il est important de se forger un gros mental. Mais aussi de garder votre calme...

Toute mon équipe m’a aidé, car je n’ai pas un caractère facile. Et dans les moments importants, il faut savoir garder son calme. Maintenant, avec un cheval comme "Nino", si on fait bien son travail, cela simplifie la vie.

A quel moment avez-vous pris la décision de monter "Nino" à Londres?

Je m’étais décidé juste après la finale de la Coupe du monde à Bois-le-Duc. Mais je n’ai pas voulu l’annoncer trop tôt car on aurait demandé plus de mon cheval. Je lui ai donc accordé six semaines de vacances pour qu’il arrive en pleine forme aux Jeux. Il va pouvoir à nouveau se reposer maintenant. (Le Matin)

Créé: 08.08.2012, 23h54

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1 Commentaire

Françoise Liardet

09.08.2012, 08:36 Heures
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Les journalistes qui commentent les JO à la TV ne parlaient pas de votre sport,se concentrant sur d'autres diciplines plus "populaires" qui allaient nous offrir une "brassée" de médailles !...Aujourd'hui c'est votre nom et celui de Nino qui circulent sur toutes les lèvres ! Ce n'est que justice ! Monsieur Steve Guerdat ...Félicitations et surtout merci d' être un exemple pour la jeunesse ! Répondre