ACCUEIL 30.7.2016 Mis à jour à 01h28

19 morts dans des violences de castes en Inde

Emeutes

Des violences ont éclaté dans le nord de l'Inde, où les autorités tentent de freiner une crise liée au système de castes.

Mis à jour le 22.02.2016 10 Commentaires
La police a le droit d'ouvrir le feu pour maîtriser les manifestants.

La police a le droit d'ouvrir le feu pour maîtriser les manifestants.
Image: Reuters

Partager & Commenter

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

Signaler une erreur

Vous avez vu une erreur? Merci de nous en informer.

Partager & Commenter

Le bilan des émeutes liées au système de castes dans le Nord de l'Inde s'est aggravé à 19 morts et 200 blessés, a déclaré lundi à l'AFP un responsable du gouvernement local. «Dix-neuf personnes sont mortes et plus de 200 personnes sont blessées», a déclaré P. K. Das, haut responsable au ministère de l'Intérieur de l'Etat de Haryana, ajoutant que la situation semblait cependant s'apaiser.

Les émeutes ont donné lieu à des scènes de pillage et de multiples incendies criminels, a annoncé la police dimanche. L'armée a été déployée avec l'ordre de tirer à vue.

La crise, qui couvait depuis plusieurs jours, a dégénéré en violences en fin de semaine et menaçait dimanche l'approvisionnement en eau de New Delhi, voisine de l'Etat de Haryana.

Des milliers de soldats ont été dépêchés samedi dans cet Etat, avec l'ordre de tirer à vue, au lendemain de violences qui ont vu des émeutiers incendier des maisons ou des gares et bloquer des autoroutes.

Dix personnes ont été tuées en trois jours alors que forces de l'ordre ont ouvert le feu pour faire cesser les troubles, a déclaré le chef de la police de l'Etat de Haryana, Yash Pal Singal. Environ 150 autres personnes ont été blessées.

Discrimination positive

Aux avant-postes du mouvement, des membres de la caste influente des Jat. Ils exigent des quotas pour des emplois dans la fonction publique ainsi que des places dans les universités pour leurs enfants.

Dans un effort pour améliorer le quotidien des victimes des plus graves discriminations en cours dans le pays, l'Inde mène une politique de discrimination positive qui prévoit des quotas pour les basses castes.

Mais cette politique déplaît aux autres communautés qui s'estiment lésées. Les Jat affirment en particulier avoir du mal à s'en sortir en dépit de la croissance économique forte que connaît le pays.

Malgré le renforcement des mesures de sécurité, les émeutiers sont à nouveau descendus dans la rue dans la nuit de samedi à dimanche. Ils ont mis le feu à des commerces de Rohtak, localité à l'épicentre des violences, a déclaré un porte-parole de la police locale.

La situation est également difficile dans la ville proche de Jhajjar. «Nous ne contrôlons pas la situation, qui est très tendue, avec des milliers de manifestants qui encerclent le principal quartier administratif», a déclaré Rajiv Kumar, chef de la police.

Eau rationnée

La crise a également des répercussions dans la capitale New Delhi, dont le ravitaillement en eau est perturbé. Des groupes de manifestants ont provoqué la fermeture des vannes d'un canal de Haryana qui alimente les centrales de traitement des eaux de la capitale indienne.

Le chef de l'exécutif de New Delhi, Arvind Kejriwal a annoncé le rationnement de l'eau dans la capitale, ajoutant que les écoles resteraient fermées lundi pour économiser les réserves.

Dimanche soir, des pourparlers ont eu lieu à New Delhi entre le ministre de l'Intérieur Rajnath Singh, le parti au pouvoir (BJP) dans l'Etat de Haryana, et les dirigeants du Jat. «Nous avons décidé que les Jats allaient obtenir des quotas via une loi lors de la prochaine assemblée», a annoncé Anil Jain, le chef du BJP, à la presse. (afp/nxp)

Créé: 21.02.2016, 18h01

10

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
Publicité

10 Commentaires

Jean SACHI

21.02.2016, 10:39 Heures

Bachar avait également (en 2011) mis fin aux manifestations interdites en demandant à l'armée d'intervenir et depuis, on la catalogué *dictateur" et les pays occidentaux lui sont tombés dessus à coup de bombes et en armant des rebelles (les mêmes qu'ils combattent en Afghanistan)!!! Que vont faire l'ONU et les occidentaux avec l'Inde? Rien! Répondre


perritas verritas

21.02.2016, 19:31 Heures

J ...donc pour vous c'est toujours la faute des occidentaux.....mais l'ONU n'est pas occidental Répondre



Sondage

Trouvez-vous le concours de Miss Suisse désuet?



Sondage

La population suisse s'arme toujours plus. Vous sentez-vous en sécurité?




Service clients

Contact
  • Abonnement et renseignements
    Nous contacter
    lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
    Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
    Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
    Adresse postale:
    Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne