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Accord pour une trêve en Syrie d'ici une semaine

Négociations de Munich

Les négociateurs se sont entendus sur un cessez-le-feu dans un délai d'une semaine et une aide humanitaire immédiate.

Mis à jour le 12.02.2016 1 Commentaire
Négociations internationales sur la Syrie, à Munich. (Image- 11 février 2016)

Négociations internationales sur la Syrie, à Munich. (Image- 11 février 2016)
Image: AFP

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Les principaux acteurs du dossier syrien sont tombés d'accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur une «cessation des hostilités» en Syrie dans un délai d'une semaine et sur un accès accru de l'aide humanitaire aux civils en détresse.

«Nous avons convenu une cessation des hostilités dans tout le pays dans un délai d'une semaine», a déclaré le chef de la diplomatie américaine John Kerry lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion de plus de cinq heures à Munich en Allemagne.

Les Etats-Unis et la Russie vont piloter les «modalités» de mise en oeuvre de cette cessation des hostilités, a précisé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Cet arrêt des hostilités concernera toutes les parties au conflit à l'exception des «groupes terroristes Daech (acronyme du groupe Etat islamique en arabe) et Al-Nosra (Al-Qaïda)», a précisé son homologue John Kerry.

Il s'exprimait au terme d'une réunion de plus de six heures du groupe international de soutien à la Syrie (GISS) qui rassemble 17 pays dont les Etats-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite, l'Iran et la Turquie, mais aussi l'ONU, l'UE et la Ligue arabe.

Aide humanitaire pour 7 villes assiégées

«Nous avons aussi convenu d'accélérer et d'élargir la fourniture d'aide humanitaire dès à présent» à une série de villes assiégées, a ajouté John Kerry, en citant entre autres Deir Ezzor (est), où les forces loyalistes sont assiégées par le groupe Etat islamique.

Un groupe de travail piloté par l'ONU va se réunir dès vendredi à Genève pour mettre en oeuvre ce volet humanitaire et fera des «comptes rendus hebdomadaires», a-t-il précisé.

L'aide humanitaire outre Deir Ezzor doit arriver en priorité «à Fouah, Kafrayah, les zones assiégées rurales de Damas, Madaya, Mouadhimiyeh, et Kafr Batna», a dit John Kerry.

«L'accès humanitaire à ces zones où c'est le plus urgent doit être un premier pas vers un accès sans obstacle à travers tout le pays», a-t-il dit.

Négociations intersyriennes souhaitées

Les négociations intersyriennes, suspendues début février en raison d'une offensive du régime appuyée par l'aviation russe sur les rebelles, doivent par ailleurs «reprendre dès que possible», a dit John Kerry.

Ces négociations doivent avoir lieu «sans ultimatums et préconditions», a souligné son homologue russe, Sergueï Lavrov.

Opposition syrienne dubitative

Le principal groupe d'opposition syrienne a salué le plan défini à Munich mais a averti que l'accord devait se traduire sur le terrain.

«Si nous voyons des effets et une mise en oeuvre (du plan), nous vous verrons très bientôt à Genève» pour reprendre avec des représentants du gouvernement syrien les discussions de Genève, a indiqué le porte-parole du groupe Salim al Mouslat.

Le secrétaire d'Etat américain a également lancé une mise en garde à Damas. Durant cette semaine, «le régime de Bachar el-Assad doit faire son choix», a-t-il déclaré.

Assad doit partir

John Kerry a contesté le fait que l'accord entérine le succès récent sur le terrain du régime. Il n'assure pas non plus le succès de la lutte contre l'EI ou la garantie d'un cessez-le-feu à plus long terme, a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie américaine a répété qu'«il n'y aura pas de solution politique» si le président syrien Bachar el-Assad souhaite rester au pouvoir.

Les Etats-Unis et la Russie vont piloter les «modalités» de mise en oeuvre de la cessation des hostilités, a précisé le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov. (afp/nxp)

Créé: 12.02.2016, 01h26

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1 Commentaire

Debrab Chris

12.02.2016, 14:26 Heures

Eclairage sur la véritable bataille d'Alep : ce n'est pas Alep qui va tomber, mais les "rebelles" et les factions d'Al Qaïda et Deach collés à Alep, qui eux-mêmes encerclés vont tomber …http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/syrie-la-bataille-d-alep-et-les-177526 En réalité, il n'y plus rien à négocier. Répondre



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