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Assad se dit déterminé à emporter la «guerre»

Violences en Syrie

Le président syrien, confronté depuis 15 mois à une révolte populaire réprimée dans le sang, s'est dit déterminé à emporter «la guerre» dans son pays, où les violences ne cessent de gagner en intensité avec plus de 115 morts mardi.

Mis à jour le 26.06.2012 7 Commentaires
Bachar al-Assad refuse de reconnaître la révolte populaire.

Bachar al-Assad refuse de reconnaître la révolte populaire.
Image: AFP

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La Turquie a prévenu qu'elle riposterait à toute violation de sa frontière par la Syrie après la destruction le 22 juin d'un de ses avions de combat par les défenses aériennes syriennes, l'Otan jugeant cet incident «inacceptable» et se disant «solidaire» d'Ankara après une réunion à Bruxelles.

Face à l'escalade des violences, la Russie, une alliée du régime syrien, a dit accepter de participer à une réunion internationale prévue en principe le 30 juin à Genève, mais le président Vladimir Poutine a demandé que l'Iran, proche d'Assad mais bête noire des Occidentaux, y soit également invité.

«Nous vivons une véritable situation de guerre (...). Toutes nos politiques et tous les secteurs doivent être mis au service de la victoire dans cette guerre», a lancé Bachar al-Assad à l'adresse des ministres lors de la première réunion du nouveau gouvernement syrien.

«Terrorisme»

Bachar al-Assad, dont les interventions sont rares depuis mars 2011, refuse de reconnaître la révolte populaire qui s'est militarisée face à la répression, et l'assimile à du «terrorisme».

Le 3 juin, à l'occasion de la première session du nouveau Parlement, il s'était dit déterminé à étouffer la contestation «à n'importe quel prix», malgré l'isolement croissant de la Syrie et les sanctions adoptées par l'Union européenne et les Etats-Unis.

Néanmoins, les Etats-Unis ont affirmé que les défections au sein de l'armée, les combats proches de Damas et la destruction d'un avion turc par la Syrie étaient autant de signes que le régime Assad perdait «lentement - trop lentement - son emprise sur le pays».

Burhan Ghalioun, une figure majeure de l'opposition en exil, s'est brièvement rendu en Syrie pour passer quelques heures avec «les révolutionnaires» dans la ville d'Idleb, frontalière de la Turquie.

Le régime «s'effrite à tel point qu'il ne parvient plus à contrôler quoi que ce soit», a-t-il ensuite déclaré.

Réunion samedi à Genève

Pour la Maison-Blanche, il est «capital que la communauté internationale soit unie» pour travailler à une transition politique en Syrie, au moment où l'émissaire international Kofi Annan tâche de mettre en place une réunion des grandes puissances samedi à Genève pour évoquer son plan de sortie de crise.

L'ONU à Genève a dit n'avoir toujours pas reçu de confirmation de sa tenue. Selon l'ambassadeur français Gérard Araud, Nasser al-Qidwa, un adjoint de Kofi Annan, a annoncé que ce dernier «prendrait la décision de convoquer ou non cette réunion» dans la nuit de mardi à mercredi.

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, s'est entretenue avec Kofi Annan pour parler de cette réunion. Sa porte-parole a exprimé de nouveau les réserves américaines sur une participation de l'Iran.

«Vu le soutien apporté par Téhéran au régime et son attitude permanente vis-à-vis de la Syrie, nous ne pensons pas que l'Iran puisse apporter une contribution utile aux discussions», a-t-elle ajouté.

Le plan Annan est mis en échec depuis son entrée en vigueur théorique le 12 avril et la mission des observateurs de l'ONU censée surveiller son application reste suspendue.

Les violences ne montrent en effet aucun signe d'apaisement, avec des bombardements intenses de bastions rebelles, des combats entre soldats et rebelles et des perquisitions et arrestations menées par les forces de sécurité, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Combats intenses

Au moins 116 personnes, dont 68 civils, 41 soldats et sept rebelles ont péri mardi dans les violences, en particulier dans des combats d'une intensité inédite près de Damas, autour de positions de la Garde républicaine, a précisé l'OSDH.

Selon le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, «c'est la première fois que le régime a recours à l'artillerie lourde dans des combats aussi proches de la capitale».

«Ces banlieues abritent des casernes de troupes très importantes pour le régime comme la Garde républicaine (corps d'élite chargé de la sécurité de Damas et de ses banlieues).

C'est là aussi où habitent des familles d'officiers», a-t-il précisé.

L'agence officielle Sana a affirmé que des «dizaines de terroristes» avaient été tués dans les combats à Al-Hama et que d'autres avaient été arrêtés. Depuis le début le 15 mars 2011 de la révolte contre le régime, plus de 15'000 personnes ont péri, selon l'OSDH. (afp/Newsnet)

Créé: 26.06.2012, 21h46

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7 Commentaires

Yitzhak Rabin

27.06.2012, 07:04 Heures
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Il n'y aura pas de paix en Syrie tant que tous les belligérants ne seront pas contraints à un cessez-le-feu. Croire qu'il suffit de renverser Bachar pour protéger le peuple syrien est une utopie et dissocier la guerre civile en Syrie du dossier iranien et des velléités d'invasion militaire clairement affichées par les Etats-Unis depuis 6 ans et par Israël depuis des mois serait naïf et dangereux. Répondre


Georges Alexandre

27.06.2012, 08:46 Heures
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Rappelons que l'urgence reste toujours l'aide à apporter à la population civile et que le régime Al-Assad fait tout pour qu'elle ne lui parvienne pas. Hôpitaux et médecins continuent à être la cible ds forces armes et les blessés meurent faute de soins. Voilà la réalité que certains s'efforcent de cacher avec une logorrhée de mots inutiles et des références hors de propos.. Répondre



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