ACCUEIL 26.5.2012 Mis à jour à 00h19

Blaireaux livrés aux molosses

CRUAUTÉ?

Des Britanniques qui ont lancé leurs chiens pour massacrer des blaireaux ont été lourdement condamnés. La Ligue contre les sports cruels dénonce une nouvelle mode. Attention vidéo choc!

Par Renaud Bournoud. Mis à jour le 12.01.2012 30 Commentaires

Une vraie boucherie: treize chiens mettent en charpie trois blaireaux dont une femelle pleine. Trois fœtus sont même retrouvés éparpillés sur les lieux du carnage! La scène horrible se passe par un dimanche ensoleillé dans la campagne du North Yorkshire, en Grande-Bretagne. Les sept hommes qui rigolent et encouragent leurs chiens à déchiqueter les blaireaux sont photographiés à leur insu par un photographe animalier, Robert Fuller: «Ce qui m’a vraiment retourné l’estomac, c’est de constater que ces gens faisaient ça juste pour avoir le grand frisson.»

Les odieux personnages ont été jugés par le tribunal de Scarborough le 10 janvier et la sentence a été lourde: seize semaines de prison ferme pour les quatre principaux protagonistes. «C’est un acte barbare et odieux, a tonné la juge Kristina Harrison. Toute personne reconnue coupable de ce genre d’infraction sera condamnée à une peine privative de liberté», dit-elle dans le The Guardian.

La scène d’horreur qui s’est jouée dans le North Yorkshire illustre la résurgence des combats d’animaux au Royaume-Uni. En 2009 et 2010, 842 cas ont été répertoriés, soit un blaireau persécuté par jour. Il ne s’agit d’ailleurs pas de combat au sens où on l’entend. Les hommes envoient les chiens – des terriers – pour acculer le blaireau au fond de son trou. Puis ils creusent pour le déterrer, et le laissent en proie à la meute de molosses qui le mettent en morceaux. Certes, l’animal n’a jamais été très populaire chez les fermiers, qui le considèrent comme nuisible. Mais désormais il a affaire à des bourreaux d’un genre nouveau. «Ce n’est plus limité aux gens de la campagne. Certains font de longs trajets depuis les villes pour perpétrer leurs exactions», explique Louise Robertson, de la Ligue contre les sports cruels (League Against Cruel Sports).

Culture de macho

La plupart sont motivés par l’envie de tester leurs chiens. «C’est une culture de macho, estime Ian Hutchinson, coordinateur de l’Opération Meles qui lutte contre le braconnage du blaireau. Ce sont souvent de petits criminels qui pensent: «J’ai un gros chien puissant donc je le suis aussi». De nouvelles races sont d’ailleurs apparues pour contourner la loi britannique sur les chiens dangereux. Ainsi le bull lursher, un croisement entre un lévrier pour la vitesse et un bull mastiff pour la force, est très en vogue. Il est capable de s’en prendre à des cerfs. Face à ce genre d’adversaire, le pauvre blaireau a beau être une bestiole robuste, il ne fait pas le poids. (Le Matin)

Créé: 12.01.2012, 22h19

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30 Commentaires

max aloo

13.01.2012, 15:36 Heures
Signaler un abus 13 Recommandation

L'homme se vante de descendre du singe, mais jamais un singe ne se vanterait de descendre de l'homme ! Répondre


Mac Buchs

15.01.2012, 00:15 Heures
Signaler un abus 10 Recommandation

Si un jour j'en vois un entrain de faire ça je le descend mais longuement une ds chaque articulation comme ça il saura ce que c'est la souffrance sans pouvoir se défendre. Répondre




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