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Damas bombarde toujours

Répression en Syrie

Le régime syrien a continué de bombarder les bastions rebelles malgré sa promesse de retirer ses troupes. Son allié russe a lui affiché sa certitude d'une victoire militaire de Damas.

Mis à jour le 04.04.2012 6 Commentaires
Des soldats syriens marchent dans la ville de Homs dévastée.

Des soldats syriens marchent dans la ville de Homs dévastée.
Image: AFP

La répression sanglante contre les rebelles et le peuple se poursuit tandis que Moscou est confiant en la victoire du régime Assad.

Malgré la promesse du pouvoir d'appliquer «immédiatement» le plan de paix de l'émissaire international Kofi Annan visant à mettre fin aux violences, les militants faisaient état de la poursuite des assauts de l'armée et des combats avec les rebelles.

«De la frontière turque dans le nord-est à Deraa dans le sud, les opérations militaires se poursuivent», a affirmé Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

Amnesty International dit avoir dénombré 232 morts depuis qu'Assad a accepté le plan Annan. Mercredi, au moins 41 personnes ont encore été tuées en Syrie, en majorité des civils dans de violents bombardements et des tirs dans la province de Homs (centre), où sont retranchés des rebelles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

«Le régime poursuit sa politique de génocide contre le peuple syrien», a commenté le Conseil national syrien (CNS), principale composante de l'opposition, dans un communiqué, appelant la communauté internationale à réagir «immédiatement» pour obliger le régime à retirer ses chars et arrêter ses génocides».

Impatience des USA, soutien russe

Un projet de déclaration sur la Syrie en discussion au Conseil de sécurité de l'ONU demande à Damas de respecter l'échéance du 10 avril pour mener son désengagement militaire et à l'opposition syrienne de faire de même dans les 48 heures qui suivent.

Mardi, les Etats-Unis qui ont accusé Damas à plusieurs reprises de ne pas tenir ses promesses, ont assuré ne disposer d'aucune preuve sur l'intention du régime de mettre en oeuvre le plan Annan. Ils ont appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à réagir «très rapidement et avec vigueur» si le pouvoir ne tenait pas parole.

Le régime Assad, seul chef d'Etat contesté à s'être maintenu au pouvoir dans la foulée du Printemps arabe, reste conforté par le soutien de la Russie. Cette dernière a bloqué à deux reprises avec la Chine des résolutions à l'ONU condamnant la répression et a assuré mercredi que l'opposition «ne battra pas» les forces gouvernementales même si elle était armée «jusqu'aux dents».

«On aurait alors juste un carnage pendant de longues années, une destruction mutuelle», a estimé le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Chef du CICR à Deraa

Sur le terrain, la contestation populaire veut montrer qu'elle ne baisse pas les bras. Selon une vidéo postée par les militants, lors d'une manifestation nocturne à Hama (centre) mardi, des militants portaient une pancarte sur laquelle on lisait «Malgré tous les bombardements, rien n'est mort en nous, excepté la peur».

Le chef du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Jakob Kellenberger s'est rendu mercredi à Deraa pour s'enquérir des besoins humanitaires dans ce bastion de la contestation, selon le CICR.

Deux camions transportant de l'aide alimentaire, des trousses hygiéniques et 500 couvertures «ont été déchargés (à Deraa) dans les dépôts du Croissant-Rouge» en vue d'une distribution, a indiqué le porte-parole du CICR à Damas Saleh Dabbakeh. La situation humanitaire s'aggrave, selon des militants, qui ont évoqué des exactions des forces gouvernementales contre la population.

Equipe de l'ONU attendue

Le plan Annan préconise, outre la cessation de la violence par toutes les parties sous supervision de l'ONU, la fourniture d'aide humanitaire aux zones touchées par les combats, la libération des personnes détenues arbitrairement et la liberté de circulation pour les journalistes dans le pays.

Dans ce contexte, le porte-parole de Kofi Annan a annoncé mardi qu'une équipe de l'ONU se rendrait en Syrie dans les 48 heures pour préparer le plan de déploiement des observateurs censés surveiller la cessation des hostilités. (afp/Newsnet)

Créé: 04.04.2012, 19h10

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6 Commentaires

bonati bonati

04.04.2012, 22:37 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Le regime laique syrienne subit une guerre de la part de l'otan et les extremiste qui viennent des pays arabe.encore une fois les russes on compris le complots contre la syire. Répondre


Jesse Bee

04.04.2012, 20:21 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Honte à la propagande de l'OTAN, que le sang de tous les Libyens et Syriens massacrés par les mercenaires Français retombe sur votre tête. Répondre



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