Jeudi 8 décembre 2016 | Dernière mise à jour 03:47

France Evacuation des préfectures de Corse occupées

Les jeunes nationalistes de Bastia et Ajaccio attiraient l'attention sur les prisonniers.

Un drapeau corse sur les grilles de la préfecture d'Ajaccio en décembre 2015.

Un drapeau corse sur les grilles de la préfecture d'Ajaccio en décembre 2015. Image: AFP

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Une trentaine de jeunes militants nationalistes corses qui occupaient pacifiquement les préfectures d'Ajaccio et de Bastia pour réclamer l'amnistie ou des mesures d'amélioration de la situation des prisonniers «politiques» insulaires sur le continent, ont été évacués par la police lundi soir, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des heurts se sont produits à Ajaccio entre les militants et des CRS qui se trouvaient à l'intérieur pour les évacuer. Plusieurs manifestants, selon certains témoignages, ont du être soignés à l'hôpital.

A Bastia, où quinze militants de l'organisation Ghjuventu Indipendentista (GI, jeunesse indépendantiste) avaient pénétré en début d'après-midi, l'évacuation s'est déroulée sans incident.

Comme à Ajaccio, où 14 jeunes nationalistes s'étaient introduit sans incident dans la préfecture de Corse et de Corse-du-Sud, ils avaient souhaité exposer leurs revendications concernant une vingtaine de prisonniers corses sur le continent.

Revendications

A Ajaccio, le directeur du cabinet du préfet leur a rappelé la position traditionnelle de l'État selon lequel «il n'y pas de prisonnier politique en France», a indiqué à l'AFP le porte-parole de GI, Paul Salort, présent dans la préfecture.

Les militants avaient annoncé qu'ils ne quitteraient pas les préfectures tant que leur demande d'entrer «en liaison directe avec le ministère de la Justice» ne serait pas satisfaite.


#Corse Occupation de la Préfecture à Aiacciu... by antofpcl

Ils souhaitaient obtenir «des mesures d'amnistie et l'assignation à résidence en Corse de plusieurs prisonniers retenus sur le continent et le rapprochement de ceux qui peuvent l'être», selon Paul Salort.

GI réclame aussi la levée du statut de détenus particulièrement signalés (DPS) imposé à trois membres du commando Erignac dont Yvan Colonna, condamné à perpétuité pour l'assassinat du préfet de Corse, en 1998 à Ajaccio, ce qui «leur permettrait, selon Paul Salort, d'être rapprochés en Corse».

Soutien

L'association Sulidarità de soutien aux prisonniers corses a apporté, dans un communiqué, son «total soutien» aux militants de GI et déploré «le mutisme contre-productif» du gouvernement sur le dossier des prisonniers.

Sulidarità a appelé à «mettre en application les textes de lois françaises et internationales et à s'engager enfin dans un processus politique prenant en compte la possibilité historique d'orienter sa politique en Corse sur les voies de l'apaisement.»

L'association avait appelé à un rassemblement pacifique lundi soir devant les préfectures d'Ajaccio et Bastia. (afp/nxp)

(Créé: 15.03.2016, 02h41)

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