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Hollande peut espérer la majorité absolue

France

Avec plus de 46% des voix, contre 34% à l'UMP et ses alliés, la gauche a enregistré un assez net succès dimanche au premier tour des législatives.

Mis à jour le 11.06.2012 62 Commentaires

1/38 De jeunes militants du PS réagissent aux premières estimations qui donnent la gauche en tête
Bild: AFP

   

La présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal, arrivée en tête à La Rochelle, est en position extrêmement difficile pour le 2e tour où elle devra affronter le dissident PS Olivier Falorni (Video: AFP )

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a appelé dimanche 10 juin à la mobilisation des Français au second tour des législatives (Video: AFP )

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé s'est félicité dimanche 10 juin du score de l'UMP "supérieur à celui du PS" alors que les premières estimations donnaient l'UMP et ses alliés à 35% des voix tout comme le Parti socialiste. (Video: AFP )

Près de la Suisse

La droite était en tête dans quasiment toutes les circonscriptions des départements limitrophes de la Suisse, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

- Dans le Haut-Rhin, seul l’UMP Jean-Luc Reitzer a déjà été réélu.

- Dans le Doubs, le ministre de l’Economie et des Finances Pierre Moscovici est en ballotage favorable dans sa circonscription. Il a obtenu 40,81 %. Dans une autre circonscription, une autre socialiste, Barbara Romagnan, est également arrivée en tête.

- En Haute-Savoie, le président de l’Assemblée nationale sortante Bernard Accoyer (UMP) est en ballotage favorable dans sa circonscription avec 43,45 %.

- Dans une autre circonscription de ce département, les candidats UMP Marc Francina et socialiste Pascale Escoubès ont obtenu le même nombre de voix. Et dans une autre encore, la candidate radicale de gauche (RDG) Marie-France Marcos est en première position.

- Dans l’Ain, le socialiste Jean-François Débat arrive lui en tête dans une circonscription avec 38,92 %.

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Le président socialiste François Hollande et ses alliés sont en bonne voie pour disposer d'une majorité absolue à l'Assemblée le 17 juin.

Selon les résultats définitifs publiés par le ministère de l'Intérieur, l'ensemble de la gauche (Parti socialiste, Europe Ecologie Les Verts-EELV et Front de gauche) totalise 46,77% des voix, contre 34,07% des voix pour la droite (UMP et alliés) et 13,6% pour le Front national. L'abstention s'est élevée à 42,77%, selon cette totalisation portant sur 46 millions d'électeurs inscrits.

Selon les dernières projections en sièges réalisées par les instituts de sondages, le PS et ses alliés (Parti radical de gauche, Mouvement républicain et citoyen, et divers gauche) recueilleraient de 283 à 329 sièges. Le PS et ses proches alliés pourraient ainsi ne pas dépendre d'EELV et surtout du Front de gauche pour obtenir la majorité absolue (289).

Mais s'il échoue à décrocher la majorité absolue à lui tout seul, le PS pourra compter sur l'apport de 10 à 20 députés d'Europe Ecologie-Les Verts. La droite et ses alliés obtiendraient entre 210 et 263 sièges, l'extrême-droite et le centre chacun de 0 à 3 sièges.

Abstention record

Réélu dès le premier tour en Loire-Atlantique, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a salué ces résultats et appelé les Français à se mobiliser au second tour pour que «le changement s'installe dans la durée». Les Français ont dit leur «soutien au changement» et «leur volonté d'amplification» de la victoire de François Hollande, s'est félicitée la première secrétaire du PS Martine Aubry.

Comme redouté après une longue campagne présidentielle, l'abstention, estimée à environ 42%, a atteint un niveau record sous la Ve République pour un premier tour de législatives.

«Troisième force politique»

Le Front de gauche (PCF et Parti de gauche) a bel et bien confirmé sa percée de la présidentielle et devrait récolter de 12 à 19 sièges. Mais son leader Jean-Luc Mélenchon a subi un échec cuisant à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Arrivé 3e, il est privé de second tour face à la présidente du Front national (FN) Marine Le Pen.

«Il est normal qu'on soit déçu», a déclaré Jean-Luc Mélenchon en appelant à voter pour le candidat du PS, «mais il ne faut pas se laisser abattre». «Ce soir, c'est le coeur paisible que je vais quitter cette scène, mais pas ce département», a-t-il assuré.

Sur la lancée d'une première place à Hénin-Beaumont qui pourrait lui permettre d'entrer à l'Assemblée, Marine Le Pen a salué les résultats de son mouvement (13,6%), «troisième force politique de France». Outre Marine Le Pen, au moins trois autres FN sont arrivés en tête et on se dirigeait au total vers au moins une trentaine de triangulaires incluant le FN.

Bayrou face au néant

Comme elle le redoutait, la droite va perdre sa majorité, acquise il y a dix ans. Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a préféré souligner que le score du parti, sonné par la défaite du 6 mai, était «supérieur à celui du PS». Son rival, François Fillon, a noté qu'il n'y avait ni «vague rose», ni «appétence» pour le projet de la gauche.

En ballottage très défavorable dans les Pyrénées-Atlantiques, le président du MoDem, François Bayrou, jouera son avenir politique dimanche prochain dans une partie difficile, avec une probable triangulaire avec le PS et l'UMP.

Ballotage pour Royal

Outre Jean-Marc Ayrault, 24 ministres étaient candidats à ce scrutin, au risque de devoir quitter le gouvernement en cas de défaite. Laurent Fabius (Affaires étrangères), Victorin Lurel (Outremer), Bernard Cazeneuve (Affaires européennes), Frédéric Cuvillier (Transports et Economie maritime) et Delphine Batho (déléguée à la Justice) ont été réélus dès le premier tour.

Parmi leurs collègues en ballottage favorable figurent Manuel Valls (Intérieur), Marylise Lebranchu (Fonction publique), Pierre Moscovici (Economie), Stéphane Le Foll (Agriculture) et Aurélie Filippetti (Culture) en Moselle.

En tête en Charente-Maritime (32,03%), Ségolène Royal a confirmé sa candidature à la présidence de l'Assemblée si elle est élue, ce qui est loin d'être fait: le dissident PS Olivier Falorni (28,9%), seul autre candidat qualifié pour le second tour, a annoncé le maintien de sa candidature. (afp, ats, reuters/Newsnet)

Créé: 10.06.2012, 07h33

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62 Commentaires

Suisso Helvète

10.06.2012, 14:28 Heures
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C'est pas notre problème, la vie politique française. Nous avons assez de problèmes politiques à régler ici. Répondre


Gav roche

10.06.2012, 16:34 Heures
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Ce n'est pas le fait de parler des élections en France qui dérange certains suisses romands mais plutôt la perspective d'une victoire de la gauche. Les suisses ont ils peur d'une contagion ? Répondre



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