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Insultes contre Manuel Valls: amende salée à Mulhouse

France

A l'issue de l'audience, un syndicaliste a raconté qu'il a été condamné parce qu'il avait lancé «Valls, je t'emmerde» et repris le slogan de mai 1968.

Mis à jour le 26.02.2016 8 Commentaires
Le premier ministre français Manuel Valls.

Le premier ministre français Manuel Valls.
Image: ARCHIVES-PHOTO D'ILLUSTRATION/Keystone

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Un militant CGT a été condamné vendredi à 250 euros d'amende, ainsi que 500 euros avec sursis, pour des «outrages» envers les forces de l'ordre et le premier ministre français Manuel Valls. Ce dernier a subi des quolibets lundi à l'occasion d'une manifestation à Mulhouse.

A l'issue de l'audience, le syndicaliste a raconté que c'est parce qu'il avait lancé «Valls, je t'emmerde» et repris le slogan de mai 1968, «CRS SS», qu'il avait dû passer 19 heures en garde à vue de lundi à mardi. L'avocat du syndicaliste a précisé que ce dernier n'avait pas l'intention de faire appel. A sa sortie du tribunal, le syndicaliste, sourire aux lèvres, a levé le poing de la victoire sous les vivats de 150 militants et syndicalistes scandant les traditionnels slogans «Résistance» et «Tous ensemble».

Interpellé par les forces de l'ordre

Il avait été interpellé par les forces de l'ordre lors d'une manifestation en marge d'un déplacement de Manuel Valls lundi à Mulhouse pour y défendre le projet de loi sur le travail.

Le syndicaliste avait pris le micro devant les militants pour y déclarer: «Valls je t'enquiquine, Valls je t'importune. Ne nous laissons pas museler. Nous faire taire, jamais!». La manifestation, à laquelle participaient une centaine de personnes avait été organisée devant une agence Pôle emploi de Mulhouse.

«Je ne reprends pas le vocabulaire que vous avez développé. Vous avez reconnu les mots prononcés. Les faits d'outrage sont constitués», a estimé vendredi le juge du tribunal correctionnel de Mulhouse, s'adressant au syndicaliste qui comparaissait dans le cadre d'une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité. (ats/nxp)

Créé: 26.02.2016, 14h31

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8 Commentaires

Jean Pierre

26.02.2016, 15:07 Heures

Insulte ou crime de lèse-majesté? "CRS-SS" c'est effectivement une insulte mais l'autre phrase, pardon, c'est une opinion, pas une insulte... La justice française au service du premier ministre et du président, ça commence à bien faire, vivement un grand coup de balai dans un peu plus d'un an. Répondre


Benny Thiébaud

27.02.2016, 06:13 Heures

Ce pauvre chéri n'a pas su envoyer une réplique à ces mots ? Alors qu'il a réponse à tout!Il a eu la réponse de ce que le peuple Français en pense et en directe. Répondre



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