Jeudi 29 septembre 2016 | Dernière mise à jour 10:13

Violences Kofi Annan craint une guerre civile en Syrie

Kofi Annan estime que le niveau de violence est toujours inacceptable en Syrie. Au moment de faire le point avec le Conseil de sécurité de l'ONU, il a dit craindre que le pays ne s'enfonce dans la guerre civile si son plan de paix échoue.

«Les violences doivent s'arrêter», a insisté Kofi Annan.

«Les violences doivent s'arrêter», a insisté Kofi Annan. Image: Keystone

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Kofi Annan craint que le pays ne s'enfonce dans la guerre civile si son plan de paix échoue.

L'émissaire spécial de l'ONU et de la Ligue arabe devait évaluer mardi devant le Conseil de sécurité de l'ONU à New York l'application en Syrie de son plan de sortie de crise.

Son compte- rendu, transmis par vidéo-conférence depuis Genève, est notamment basé sur les rapports d'une trentaine d'observateurs sur le terrain.

Kofi Annan a aussi confié son espoir que le déploiement des 300 observateurs de l'ONU, qui devrait être achevé à la fin du mois, aura un plus grand impact sur la situation dans le pays. Son plan en six points «reste l'unique chance de stabiliser le pays», a-t-il dit à la presse juste après avoir informé le Conseil de sécurité.

«Il y a eu une diminution des activités militaires, mais il y a toujours de sérieuses violations du cessez-le-feu, a constaté Kofi Annan. «Les violences doivent s'arrêter», a insisté Kofi Annan. Il a appelé une nouvelle fois le gouvernement et l'opposition syrienne à mettre un terme aux tueries, à appliquer son plan en six points et à progresser vers un dialogue politique.

Selon l'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant, Kofi Annan a l'intention de se rendre à Damas dans les prochains jours, à une date encore non précisée.

Course contre la montre

Quelques heures avant cet exposé, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait lui aussi estimé que le monde était désormais «engagé dans une course contre la montre pour éviter une véritable guerre civile» en Syrie.

Affirmant avoir perdu «tout espoir», le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a de son côté estimé que l'ONU avait «besoin de 1000, 2000, peut-être 3000 observateurs, soit une mission majeure en mesure de visiter le pays tout entier et de voir ce qui s'y passe».

Le Krak bombardé

Vendredi, le porte-parole de Kofi Annan avait estimé que ce plan était «sur les rails». Pourtant, plus de 800 personnes ont péri depuis l'annonce le 12 avril du cessez-le-feu qu'il prévoyait, selon un bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Mardi, six civils ont à nouveau été tués, selon l'OSDH. En outre, l'armée bombardait Qalaat al-Madiq, dans la région de Hama (centre), et le célèbre Krak des Chevaliers, dans la province voisine de Homs, selon des militants.

Un scrutin «absurde»

Le compte-rendu de Kofi Annan intervient au lendemain d'élections législatives, dénoncées par Ban Ki-moon en raison de leur tenue sur fond de «violence». La France, les Etats-Unis et, bien sûr, l'opposition syrienne ont également dénoncé un scrutin «absurde», une «farce cynique».

Pékin, qui soutient Damas, a espéré que le scrutin aiderait «à promouvoir le processus de réformes». Et l'Iran, allié stratégique, a salué ce vote.

Le CICR augmente son aide

La répression et les combats en Syrie ont fait près de 12'000 morts, en majorité des civils, selon l'OSDH. Ils ont également poussé à l'exil plus de 65'000 Syriens selon l'ONU, sans compter les dizaines de milliers de détenus.

Les besoins humanitaires étant en hausse, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a lancé mardi un appel de 24,5 millions de francs afin intensifier son action, en particulier pour distribuer l'aide alimentaire. En outre, après de «très très longues discussions» avec Damas, le CICR aura accès la semaine prochaine à la prison d'Alep, après avoir visité celle de Damas en septembre.

«Nous essayons progressivement d'avoir accès aux centres de détention. Nous sommes très préoccupés, mais nous n'avons jusqu'ici aucune vue d'ensemble. Ce n'est encore qu'un premier pas», a expliqué son président, Jakob Kellenberger.

De son côté, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui aide les réfugiés syriens dans le nord de l'Irak, a fait état de l'arrivée récente de 98 familles. Au total, 4200 réfugiés se trouvent dans le nord de l'Irak.

Sur le plan économique, les sanctions européennes et américaines sur le pétrole syrien ont fait perdre au pays près de trois milliards de dollars, selon le ministre du Pétrole Soufiane Allaou. (ats/nxp)

(Créé: 08.05.2012, 19h41)

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