Dimanche 4 décembre 2016 | Dernière mise à jour 00:39

Syrie Kofi Annan «horrifié» par le massacre de Houla

Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan est arrivé lundi à Damas pour des entretiens avec le président syrien Bachar al-Assad et des représentants de l'opposition.

Le massacre de Houla est un acte répugnant aux conséquences profondes a jugé Kofi Annan.

Le massacre de Houla est un acte répugnant aux conséquences profondes a jugé Kofi Annan. Image: Keystone

Demande de soutien

L'opposition syrienne a réclamé lundi aux pays qui la soutiennent de lui fournir des «moyens efficaces» pour se défendre contre la répression du régime du président Bachar al-Assad.

«Nous lançons un appel à tous les amis et les frères du peuple syrien pour qu'ils lui fournissent immédiatement et avant qu'il ne soit trop tard des moyens efficaces d'autodéfense», a indiqué le Conseil national syrien, principale coalition de l'opposition, dans un communiqué.

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«Je suis personnellement choqué et horrifié par les événements tragiques d'il y a deux jours», a déclaré M. Annan à son arrivée à Damas, la capitale syrienne. L'attaque menée à Houla a fait 108 morts, dont une cinquantaine d'enfants, et 300 blessés, selon les observateurs de l'ONU sur place.

«C'était un acte répugnant, aux conséquences profondes», a ajouté le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe.

Selon son porte-parole, M. Annan doit rencontrer mardi le président Bachar al-Assad. Il s'entretiendra également avec le général Robert Mood, chef de la mission des observateurs en Syrie, ainsi que des représentants de l'opposition et de la société civile.

Un cessez-le-feu ignoré

Cette visite en Syrie, sa deuxième depuis sa désignation comme émissaire il y a trois mois, intervient alors que le cessez-le-feu instauré le 12 avril dans le cadre de son plan de paix est plus que jamais ignoré.

Dimanche, 87 personnes ont été tuées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), l'un des bilans les plus lourds depuis l'entrée en vigueur de la trêve. Et lundi, 36 personnes ont encore trouvé la mort, dont quinze soldats et deux rebelles tués dans de violents combats dans la région de Damas.

De nouvelles manifestations massives ont en outre eu lieu pour le troisième jour consécutif dans le pays afin de dénoncer le massacre de Houla.

Carnage condamné

Dimanche, le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné les autorités syriennes pour l'attaque de Houla, dénonçant dans une déclaration adoptée à l'unanimité «une série de bombardements par les tanks et l'artillerie gouvernementale contre un quartier résidentiel».

Le Conseil a exigé que Damas cesse immédiatement d'utiliser des armes lourdes dans les villes rebelles et qu'il retire ses forces de ces villes, conformément au plan Annan. Les 15 pays membres ont réaffirmé leur soutien aux efforts de l'émissaire international et l'ont chargé de transmettre «dans les termes les plus clairs» leurs exigences au gouvernement syrien.

La Russie, alliée de Damas, s'est jointe à ses 14 partenaires, avant d'estimer lundi que les «deux parties», régime et rebelles, étaient impliquées dans le massacre. Moscou a appelé la communauté internationale à cesser de chercher la chute du régime syrien et à privilégier la mise en œuvre du plan Annan.

Damas nie

De son côté, le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères, Jihad Makdissi, a réfuté «totalement toute responsabilité gouvernementale dans ce massacre terroriste qui a visé les habitants».

Une commission conjointe de l'armée et de la justice syriennes a été chargée par Damas d'enquêter sur ces violences, les pires depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Elle doit publier ses conclusions mercredi.

Téhéran et Pékin, qui soutiennent Damas, ont condamné lundi le carnage, tout en estimant qu'il fallait identifier les responsables, tentant ainsi d'exonérer les autorités syriennes. (ats/afp/nxp)

(Créé: 28.05.2012, 15h38)

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