Vendredi 9 décembre 2016 | Dernière mise à jour 19:56

Syrie L'ONU met fin à la mission des observateurs

«Les conditions n'étaient pas remplies pour la poursuite» de cette mission qui doit se terminer dimanche à minuit, a indiqué l'ambassadeur de France à l'ONU.

Le Conseil de sécurité annonce la fin de la mission de l'ONU en Syrie.

Le Conseil de sécurité annonce la fin de la mission de l'ONU en Syrie. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Le Conseil de sécurité a mis fin jeudi au mandat des observateurs de l'ONU en Syrie, a annoncé l'ambassadeur de France aux Nations unies.

Cette décision intervient alors que les violences sur le terrain faisaient toujours rage et qu'une contagion du conflit au Liban voisin est en cours.

«Le mandat de la Misnus s'achève le 19 août (...). La Misnus va disparaître», a ajouté le diplomate Gérard Araud, qui assure la présidence du Conseil en août.

Son homologue russe Vitali Tchourkine a regretté cette décision et a annoncé que les représentants des membres permanents du Conseil et des pays de la région se réuniraient vendredi au siège de l'organisation.

La Russie, tout comme la Chine, a opposé à deux reprises son veto à des projets de résolution du Conseil de sécurité menaçant le régime de Bachar al-Assad de sanctions pour condamner la poursuite de la répression du soulèvement populaire.

Les dirigeants du monde musulman, réunis dans la nuit de mercredi à jeudi en Arabie saoudite, sont en revanche tombés d'accord sur «la nécessité de mettre fin immédiatement aux actes de violences en Syrie et de suspendre ce pays de l'OCI».

Seul l'Iran chiite, principal allié régional de Damas, s'est opposé à cette suspension «injuste» au sein de cette organisation majoritairement sunnite.

Une décision cependant vivement saluée par les Etats-Unis qui y ont vu le signe «de l'isolement croissant du régime de Bachar al- Assad et de l'étendue du soutien au peuple syrien et à sa lutte pour un Etat démocratique».

Des violences qui font tache d'huile

Sur le terrain, insurgés et forces armées se livraient toujours bataille pour le contrôle de la ville stratégique d'Alep (355 km au nord Damas), en proie à des combats depuis près d'un mois.

Des bombardements de l'armée ont fait 18 morts dans cette ville et huit soldats y ont été tués dans des fusillades, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Les violences en Syrie - qui ont fait plus de 23'000 morts en 17 mois selon l'OSDH - suscitent de surcroît de plus en plus la crainte d'une contagion au Liban voisin.

Dans ce pays à l'équilibre confessionnel fragile, des dizaines de Syriens ont été enlevés par des hommes armés chiites réclamant la libération de certains de leurs coreligionnaires libanais retenus en otage en Syrie.

En conséquent, des pays du Golfe (notamment l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Qatar) ont commencé à évacuer leurs ressortissants du Liban. Le Premier ministre libanais, Nadjib Mikati, a de son côté condamné les enlèvements, mais son gouvernement semble impuissant.

«Aux heures d'une guerre douloureuse»

«Cela nous ramène aux heures d'une guerre douloureuse, une page que les citoyens libanais ont essayé de tourner», a-t-il déploré. Les violences liées aux combats en Syrie se sont déjà, par le passé, propagées au-delà des frontières du pays, les rebelles syriens faisant passer armes et vivres via le pays du Cèdre.

Ces prises d'otages de part et d'autre de la frontière ajoutent cependant une nouvelle donne à la guerre stratégique que se livrent les deux voisins pour défendre leurs intérêts régionaux.

En visite à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a réitéré son refus d'armer les rebelles. Dans la crise en Syrie, a-t-il dit, «il y a l'aspect militaire, c'est l'affaire des Syriens».

A Damas, le président syrien a en outre nommé trois nouveaux ministres aux portefeuilles de la Santé, de l'Industrie et de la Justice, a annoncé la télévision officielle sans préciser les motifs de ce remaniement. (ats/afp/nxp)

(Créé: 16.08.2012, 18h48)

Sondage

La fin de la franchise à 300 francs peut-elle responsabiliser les assurés aux coûts de la santé?




Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER
Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Les plus partagés Monde