Dimanche 11 décembre 2016 | Dernière mise à jour 10:34

France L'assaillant du commissariat «n'avait pas de complices»

La police allemande affirme que l'homme abattu à Paris vivait dans un foyer de requérants en Allemagne mais le ministre de l'Intérieur français ne confirme pas l'information.

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La police a perquisitionné samedi le foyer de requérants d'asile dans lequel vivait l'homme abattu par la police, a indiqué la police régionale allemande. «Aucun indice de possibles autres attaques» n'a été trouvé lors de cette perquisition dans ce foyer situé à Recklinghausen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest), a assuré la police dans un communiqué dans la nuit de samedi à dimanche.

Précisant avoir procédé à cette perquisition sur information des autorités françaises, la police judiciaire du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie assure que «les enquêtes se poursuivent» et que les résultats de la perquisition vont encore être examinés en détail.

La police n'a pas précisé si cet homme, dont l'identification est toujours en cours mais qui a été reconnu par ses proches comme un Tunisien nommé Tarek Belgacem, était dûment enregistré comme demandeur d'asile en Allemagne. Mais une source proche du dossier a indiqué à l'AFP que c'était effectivement le cas.

Néanmoins, le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve a, lui, déclaré ce dimanche matin lors du «Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde/iTÉLÉ» qu'il n'était pas en mesure de confirmer que l'homme vivait dans un foyer de requérants en Allemagne: «Pour ce qui concerne l'information qui est diffusée selon laquelle il aurait été dans un centre pour réfugiés en Allemagne et y aurait demandé l'asile, c'est une information que je ne peux pas confirmer parce que je ne suis tout simplement pas sûr qu'elle soit exacte», a-t-il déclaré.

«Ce que nous savons aujourd'hui», c'est «qu'il est sans doute d'origine tunisienne, que son nom serait Tarek Belgacem et qu'il aurait séjourné dans plusieurs pays de l'Union européenne, le Luxembourg, la Suisse, l'Allemagne», a-t-il encore expliqué.

Il a ajouté que l'homme «n'avait pas de complices».

Hachoir et ceinture factice

Un an jour pour jour après les attentats contre le journal «Charlie Hebdo», ayant fait douze morts, l'homme est arrivé en courant vers les policiers en faction devant le commissariat de la Goutte d'Or, un quartier populaire de Paris, en brandissant un hachoir de boucher, et muni d'un dispositif explosif factice. Il n'a pas répondu aux injonctions de s'arrêter des policiers, qui ont alors ouvert le feu.

Une revendication djihadiste, incluant une profession de foi en faveur de l'organisation Etat islamique (EI) a été retrouvée sur lui, de même qu'une puce allemande pour téléphone portable, selon les autorités françaises.

Selon des informations publiées dimanche par l'hebdomadaire allemand Welt am Sonntag, l'homme avait peint un symbole de l'EI sur un mur de son foyer pour demandeurs d'asile à Recklingshausen.

Quatre identités différentes

L'édition en ligne du magazine Spiegel dit elle qu'il a posé dans le centre avec un drapeau de l'organisation, ce qui a amené les autorités locales à le classer comme potentiellement dangereux. Toutefois il a disparu de Recklingshausen au mois de décembre, ajoute Spiegel Online.

Welt am Sonntag précise pour sa part que l'homme s'était fait enregistrer en Allemagne sous quatre identités différentes et en donnant des nationalités variables, par exemple syrienne, marocaine ou encore géorgienne. Il avait déposé sa demande d'asile sous le nom de Walid Salihi, selon le journal. (ats/nxp)

(Créé: 10.01.2016, 01h16)

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