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Affaire du Carlton L'escort-girl de DSK: «La police m'a tiré les vers du nez»

Celle qui est à l'origine de l'ouverture d'une enquête visant l'ex-directeur du FMI pour «viol en réunion» a reconnu avoir passé un mauvais moment au commissariat.

La situation judiciaire de Dominique Strauss-Kahn pourrait encore empirer.

La situation judiciaire de Dominique Strauss-Kahn pourrait encore empirer. Image: AFP

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Revenant sur cette audition, l'escort-girl belge a déclaré à l'hebdomadaire Le Point avoir eu «l'impression que les policiers (lui) avaient retourné la tête. Ils ont tout fait pour me tirer les vers du nez», a-t-elle dit. Elle avait confié qu'elle ne serait «jamais allée à la police de son plein gré», justifiant qu'elle savait «qu'à la fin ce sont toujours les filles qui sont traitées de menteuses.»

Ces témoignages avaient été recueillis par les policiers belges en décembre dernier, dans le cadre d'un accord avec la justice française. L'une de ces prostituées -qui n'a toutefois pas porté plainte- indique y avoir subi au cours d'une soirée le 16 décembre 2010 certains actes sexuels de manière non consentie.

«Je n'ai pas hurlé, mais j'ai clairement dit à haute voix que je ne voulais pas», avait déclaré la jeune femme. Interrogée par le quotidien Le Parisien le 13 mai, l'autre escort-girl belge, présente dans la même chambre, a déclaré de son côté que si sa collègue «avait vraiment et clairement dit non», elle serait «intervenue, bien sûr».

Les faits supposés se seraient déroulés entre le 15 et le 18 décembre 2010, quand Dominique Strauss-kahn était encore à la tête du FMI. Ils ont été relevés par les juges d'instruction chargés de cette affaire de proxénétisme aggravé et auraient été commis pendant une soirée dans la capitale américaine à laquelle participait DSK.

Enquête du parquet

La situation judiciaire de Dominique Strauss-Kahn pourrait empirer, après la décision du parquet de Lille (nord de la France) d'ouvrir une enquête sur des faits «susceptibles d'être qualifiés de viol en réunion» en lien avec l'affaire de proxénétisme dans laquelle est impliqué cet ex-directeur du Fonds monétaire international (FMI).

Le parquet a indiqué lundi avoir ordonné une enquête «conformément à l'usage» et l'avoir confiée à la police judiciaire de Lille. Il avait été saisi le 28 mars -soit deux jours après la mise en examen (inculpation) de Dominique Strauss-Kahn pour «proxénétisme aggravé en bande organisée dans l'affaire dite de l'hôtel Carlton de Lille- par les juges d'instruction, pour des faits de »viol en réunion«.

Les avocats français de Dominique Strauss-Kahn ont accusé lundi justice et médias d'être «mus par une volonté acharnée conduisant à la perte d'un homme», après l'ouverture à Lille d'une enquête préliminaire pour viols en réunion dans le cadre de l'affaire du Carlton.

«Cette enquête établira que Dominique Strauss-Kahn n'a jamais commis des faits de violence ni eu quelque relation que ce soit sans le consentement de ses partenaires», ont assuré dans leur communiqué les avocats de DSK, Frédérique Baulieu, Richard Malka et Henri Leclerc.

Début mai, les avocats de Dominique Strauss-Kahn avaient nié qu'il se fût rendu coupable de «la moindre violence, de quelque nature que ce soit», et assuré que dans cette affaire «les déclarations faites par les jeunes femmes étaient contradictoires». (afp/nxp)

(Créé: 22.05.2012, 10h40)

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