ACCUEIL 29.8.2014 Mis à jour à 15h47

L'évacuation des journalistes blessés a échoué

Syrie

Les négociations et les préparatifs en cours lundi pour évacuer les journalistes étrangers bloqués dans le quartier rebelle de Baba Amr à Homs n'ont pas abouti.

Mis à jour le 27.02.2012

La journaliste française Edith Bouvier a été blessée mercredi dans un bombardement.


"Notre équipe, composée d'une vingtaine de volontaires extrêmement courageux avec quatre ambulances et un corbillard, est entrée à Baba Amr et est restée à l'intérieur durant près de trois heures pendant que les représentants du Comité international de la Croix-rouge (CICR) attendaient à l'extérieur", a expliqué le président du Croissant Rouge arabe syrien (CRAS) Abdel Rahmane Attar..

"Puis un intermédiaire de Baba Amr est venu nous dire que la journaliste du Figaro Edith Bouvier refusait de sortir si les conditions qu'elle posait n'étaient pas satisfaites", a-t-il poursuivi.

"Nous ne connaissons pas ses conditions et nous ne savons pas si elle a vraiment refusé car nous n'avons pas pu avoir de contacts directs avec elle", a-t-il ajouté.

"Notre équipe a proposé de prendre les dépouilles des deux journalistes tués mercredi mais l'intermédiaire a indiqué qu'elles se trouvaient ailleurs. Nous avons évacué une vieille femme ainsi qu'une femme enceinte et son mari, tous syriens. Les négociations doivent reprendre demain", a-t-il encore dit.

Le CICR et le CRAS avaient réussi vendredi pour la première fois à évacuer sept blessés et vingt femmes et enfants malades de Baba Amr.

«Amorce d'une solution»

A Genève, un porte-parole de la Croix-Rouge internationale a indiqué: "le CICR et le Croissant Rouge sont à Homs, les volontaires du Croissant Rouge syrien sont entrés dans Baba Amr avec l'objectif de mener des opérations d'évacuation pour les personnes qui en ont besoin et de fournir une assistance médicale."

La journaliste française Edith Bouvier et le photographe indépendant britannique Paul Conroy, ont été blessés mercredi dans un bombardement au cours duquel sont morts l'Américaine Marie Colvin, grand reporter du Sunday Times, et le Français Rémi Ochlik, photographe à l'agence IP3 Press.

Le président français Nicolas Sarkozy avait affirmé lundi matin que "l'amorce d'une solution" était en train de s'esquisser pour évacuer les journalistes occidentaux bloqués à Homs.

"Ce week-end, on n'avait aucune solution. La situation à Homs est extrêmement complexe, cette nuit nous avons l'amorce d'une solution", a-t-il déclaré sur la radio RTL. Mais "tant qu'ils ne seront pas à l'abri, je ne peux pas vous garantir cela, c'est extrêmement tendu", a-t-il ajouté.

Homs se trouve à 160 km de Damas et les quartiers rebelles, comme Baba Amr, sont soumis à d'intenses bombardements de la part de l'armée syrienne. (afp/Newsnet)

Créé: 27.02.2012, 22h56

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

Caractères restants:

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.
Aucun commentaire pour le moment

Sondage

La Suisse doit-elle soutenir la candidature de Sepp Blatter à la présidence de la FIFA?



Sondage

Certaines compagnies aériennes continuent à sillonner le ciel de pays en guerre, est-ce raisonnable?