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L'opposition réunie au Caire pour évoquer l'après-Assad

Syrie

Des opposants syriens tentaient lundi au Caire, sous l'égide de la Ligue arabe, d'élaborer une vision commune de l'après-Assad après avoir rejeté une feuille de route internationale prévoyant un gouvernement de transition malgré la poursuite des violences.

Mis à jour le 02.07.2012
Magazin détruit à Homs.

Magazin détruit à Homs.
Image: Reuters

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La réunion du Caire, qui doit avoir lieu sur deux jours, «est une opportunité qu'il ne faut perdre en aucun cas», a dit à son ouverture le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, en appelant l'opposition à s'unir.

En plus de 15 mois de révolte, la répression puis les combats entre l'armée de Bachar al-Assad et les rebelles ont fait plus de 16'500 tués, en majorité des civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Nabil al-Arabi a souligné la nécessité d'un «système démocratique pluraliste qui ne fasse pas de discrimination» entre Syriens.

Nasser al-Qidwa, adjoint du médiateur international Kofi Annan, a également appelé l'opposition à s'unir. «Ce n'est pas un choix, mais une nécessité si l'opposition veut gagner la confiance de son peuple», a-t-il dit. Les ministres des Affaires étrangères égyptien, turc, irakien et koweïtien étaient également présents.

ASL absente

L'objectif est de «parvenir à une vision unifiée concernant la période de transition et l'avenir de la Syrie», avait auparavant indiqué le porte-parole du Conseil national syrien (CNS), Georges Sabra. Cette formation, la principale coalition de l'opposition, participe à la réunion.

En revanche, les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), force armée d'opposition principalement composée de soldats déserteurs, ont boycotté la rencontre qualifiée de «complot», rejetant toute négociation avec le régime.

Ils reprochent aux participants de «refuser l'idée d'une intervention militaire étrangère pour sauver le peuple» et «d'ignorer la question des zones tampons protégées par la communauté internationale, des corridors humanitaires, de l'embargo aérien et de l'armement des rebelles».

Lois «antiterroristes» ratifiées

La réunion intervient alors que les violences se poursuivent en Syrie et que le président Bachar al-Assad a ratifié lundi trois lois prévoyant de lourdes peines pour les responsables d'actes «terroristes» visant à changer la nature du régime.

Selon des militants, l'armée syrienne continue de bombarder des quartiers rebelles de Homs (centre). Des médecins sont forcés d'amputer des blessés dans cette ville en raison du manque criant de moyens médicaux.

Selon l'OSDH, plus d'un millier de familles sont bloquées et manquent de tout dans certains quartiers de la cité, où le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-rouge syrien ne parviennent pas à se rendre.

Roquette tirée du Liban

Dans l'ensemble du pays, les violences ont fait au moins 30 tués, dont cinq rebelles, dans plusieurs provinces, a annoncé l'OSDH dans l'après-midi.

A la frontière avec le Liban, deux policiers syriens ont été blessés par une roquette tirée à partir du territoire libanais, selon la Sûreté générale libanaise. Le Liban fait état pour la première fois de tirs contre le territoire syrien à partir du territoire libanais.

OTAN: solution politique nécessaire

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a appelé dans ce contexte la communauté internationale à s'entendre sans délai pour mettre en oeuvre une solution politique. Il a réaffirmé qu'une intervention militaire de l'Alliance n'était pas envisagée.

Chypre, qui assure la présidence tournante de l'Union européenne, s'est dite «inquiète» de la façon dont la Turquie gérait la crise, évoquant «une certaine instrumentalisation», tout en affirmant que Nicosie travaillerait «avec toutes les parties afin de promouvoir une transition vers la démocratie».

Toujours plus d'armes

Le Conseil des ministres saoudien a de son côté réclamé des mesures «décisives» pour mettre fin aux «massacres», alors que la Haut-commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme Navanethem Pillay a fait état de nouvelles violations «graves» des deux parties.

S'exprimant devant les 15 pays membres du Conseil de sécurité, Navanethem Pillay a renouvelé son appel à porter le conflit devant la Cour pénale internationale. Le régime de Bachar al Assad et les insurgés reçoivent toujours plus d'armes, ce qui alimente les violences, a-t- elle relevé. (afp/Newsnet)

Créé: 02.07.2012, 19h35

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