Jeudi 8 décembre 2016 | Dernière mise à jour 14:56

Bruxelles La Chine accepte de réduire ses émissions de CO2

Lors du 15e sommet UE-Chine, la Chine, premier émetteur mondial de dioxyde de carbone, est prête à collaborer avec l'Union européenne (UE) en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Wen Jiabao durant le 15e sommet UE-Chine à Bruxelles.

Wen Jiabao durant le 15e sommet UE-Chine à Bruxelles. Image: Keystone

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A l'issue du 15e sommet UE-Chine à Bruxelles, un accord a été signé entre le commissaire européen chargé du développement, Andris Piebalgs et le ministre chinois du commerce, Chen Deming, visant à promouvoir une transition vers une économie sobre en carbone et une réduction des émissions de gaz à effet de serre en Chine, a annoncé jeudi la Commission européenne.

Les questions environnementales sont un fréquent sujet de discorde entre la Chine et l'UE. Le texte prévoit le développement de mécanismes d'échange de quotas en Chine, à travers trois programmes de réduction d'émissions de CO2 que l'UE aidera à hauteur de 25 millions d'euros sur une période de quatre ans, tout en apportant une assistance technique.

Taxe sur les avions

L'accord ne fait pas référence explicitement à la taxe européenne sur les émissions de CO2 des compagnies aériennes qui survolent le continent.

Une législation européenne, entrée en vigueur sur le papier le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'UE, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.

Mais 26 des 36 membres de l'OACI, dont la Chine, les Etats-Unis, l'Inde et la Russie, se sont opposés à cette obligation. La Chine en particulier a évoqué de possibles représailles, qui pourraient se focaliser sur les commandes passées auprès de l'avionneur européen Airbus.

«Franchement, je regrette»

Tout en louant les relations de son pays avec l'UE, le premier ministre chinois Wen Jiabao a aussi saisi l'occasion du 15e sommet UE-Chine pour réclamer la levée de l'embargo européen sur les armes et dénoncer toute forme de protectionnisme commercial.

«Franchement, je regrette profondément le maintien de l'embargo sur les armes», a dit Wen Jiabao devant le président de l'UE, Herman Van Rompuy et le président de la Commission, José Manuel Barroso.

L'embargo sur les ventes d'armes a été imposé à Pékin après la répression meurtrière des manifestations pro-démocratiques de juin 1989. Mais les Européens sont divisés quant à sa levée.

Le premier ministre chinois a également regretté que la Chine n'ait toujours pas obtenu la reconnaissance du statut d'économie de marché qu'elle réclame depuis longtemps. Il offrirait à Pékin de meilleures garanties d'accès au marché européen pour ses produits, en mettant la Chine à l'abri de clauses anti-dumping.

Mais des dirigeants européens estiment que cela serait prématuré, la plupart des mastodontes de l'économie chinoise étant toujours des sociétés étatiques, qui bénéficient de nombreux privilèges, comme l'accès au crédit bon marché.

La Chine doit recevoir le statut d'économie de marché en 2016, après avoir accepté une période d'attente de 15 ans suite à son intégration dans l'OMC.

Rôle dans la crise de la dette

La Chine va en outre continuer «à jouer son rôle» pour aider l'Europe à résoudre la crise de la dette, a promis Wen Jiabao. Il s'est ainsi voulu rassurant alors qu'il s'apprête à tirer sa révérence après dix ans aux commandes du gouvernement chinois.

Wen Jiabao, qui a prévu de quitter la direction du Parti communiste chinois cet automne puis le gouvernement en mars, a rappelé que «la Chine était un ami de confiance et un partenaire pour l'Union européenne». La Chine a déjà renforcé sa contribution au FMI en échange d'un renforcement de sa quote-part, a-t-il rappelé.

Et Pékin n'a jamais cessé, ces derniers mois, d'acheter des obligations d'Etat des pays de la zone euro, tout en «discutant activement de moyens de coopération» avec le fonds de sauvetage permanent de la zone euro. Les Européens comptent sur les Chinois pour soulager la crise d'endettement qui mine leurs économies. (ats/nxp)

(Créé: 20.09.2012, 17h45)

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