Jeudi 8 décembre 2016 | Dernière mise à jour 06:25

Crise migratoire La «jungle» de Calais démantelée plus vite que prévu

Le démantèlement de la partie sud de la «jungle» des migrants de Calais, semble en voie d'achèvement.

Le bidonville est bientôt tout à fait démantelé.

Le bidonville est bientôt tout à fait démantelé. Image: AFP

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Camps de migrants détruits à Calais

Camps de migrants détruits à Calais Les autorités ont décidé de détruire les bidonvilles surpeuplés où vivent les clandestins, en raison notamment d'une épidémie de gale.

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Selon une information diffusée samedi par la préfecture locale du Pas-de-Calais, «un peu plus de cinq hectares», soit les deux tiers des 7,5 ha de superficie de cette zone, ont déjà été déblayés depuis le démarrage de cette opération le 29 février dernier. Les travaux devraient s'achever la semaine prochaine.

«Ils sont pratiquement terminés et à mon avis ce sera fait d'ici à mardi soir», a estimé pour sa part Christian Salomé, président de L'Auberge des migrants, l'une des principales associations d'aide aux milliers de migrants vivant dans la précarité dans la région.

Début mars, les autorités françaises avaient estimé que ce démantèlement, autorisé par la justice mais critiqué par les associations, pourrait prendre «un mois, peut-être plus».

Vases communicants

Avant le démarrage des travaux, sous haute protection policière, la partie sud de la «jungle» abritait entre 800 et un millier de migrants selon le gouvernement français, mais près de 3500 d'après les associations. Selon différentes sources, entre 3700 et 7000 migrants, surtout Syriens, Afghans et Soudanais, sont installés sur l'ensemble du bidonville, dans l'espoir d'un départ pour la Grande-Bretagne.

Les résidents de la partie sud du campement «ont été chassés de leur pays par la guerre et les bombardements, ils sont à nouveau chassés ici de leurs abris», dénonce M. Salomé. Selon lui, «la plupart des réfugiés chassés de la partie sud sont allés dans la partie nord», soit en y déplaçant leurs cabanes, soit en s'installant dans des tentes collectives.

La préfecture a fait état de son côté de 115 départs pour l'un des 102 centres d'accueil et d'orientations disséminées partout en France, où les autorités tentent de persuader les migrants de déposer une demande d'asile dans le pays.

Les expulsés de la zone sud ont aussi la possibilité de rejoindre un «centre d'accueil provisoire», des conteneurs chauffés situés en limite de la «jungle», dont près de 1400 places sont occupées. (ats/nxp)

(Créé: 12.03.2016, 15h56)

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