Dimanche 25 septembre 2016 | Dernière mise à jour 02:06

Royaume-Uni La presse affirme que la reine est favorable au Brexit

Buckingham Palace a vigoureusement démenti mercredi la Une du tabloïd «The Sun» assurant que la reine Elizabeth II était en faveur d'un Brexit.

La reine Elizabeth II photographiée le 8 mars 2016.

La reine Elizabeth II photographiée le 8 mars 2016. Image: Keystone

Galerie photo

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

«La reine reste neutre sur le plan politique, comme c'est le cas depuis 63 ans», a déclaré un porte-parole du Palais, ajoutant: «nous ne commentons pas des ragots fallacieux basés sur des sources anonymes. Le référendum est l'affaire du peuple britannique qui décidera» le 23 juin de l'avenir du pays.

«La reine soutient le Brexit», affiche sur sa Une mercredi le «Sun», quotidien le plus lu du Royaume-Uni, affirmant révéler une «exclusivité explosive». Le tabloïd dit s'appuyer sur deux sources.

«Je ne comprends pas l'Europe»

La première est anonyme et rapporte une conversation de la reine avec un groupe de députés «il y a quelques années lors d'une réception à Buckingham Palace». «Je ne comprends pas l'Europe», aurait dit la souveraine à l'un des parlementaires.

La deuxième source, toujours anonyme, évoque une conversation que l'ancien vice-Premier ministre Nick Clegg aurait eue avec la reine. Selon le «Sun», Elizabeth II aurait dit à l'ancien leader des libéraux-démocrates, un europhile convaincu, que l'UE allait «dans la mauvaise direction». C'était en 2011.

Avant même le démenti de Buckingham Palace, Nick Clegg a qualifié de «n'importe quoi» les informations du «Sun».

«Comme je l'ai dit au journaliste, c'est du n'importe quoi. Je n'ai aucun souvenir de cette conversation et ce n'est pas le genre de choses qui s'oublient», a-t-il écrit sur son compte Twitter (ci-dessous).

L'ancien ministre libéral-démocrate Edward Davey s'est également montré très sceptique. «La reine sait parfaitement qu'une sortie de l'UE serait le meilleur moyen de détruire le Royaume-Uni puisque l'Écosse voterait ensuite pour son indépendance», a-t-il dit à la BBC.

Sonder les convictions de la reine, censée être neutre et impartiale, constitue l'un des exercices préférés des médias britanniques. En juin 2015, plusieurs d'entre eux, dont le «Sun», avaient ainsi conclu que la monarque était... en faveur d'un maintien dans l'UE, après son discours contre les «divisions de l'Europe» prononcé à Berlin.

Autodétermination en Ecosse

L'épisode rappelle également la dernière ligne droite d'avant le référendum d'autodétermination en Écosse en 2014. «Les Écossais devraient bien réfléchir», avait glissé la reine à la sortie de l'église, près de son château écossais de Balmoral. Ces propos avaient été interprétés comme un appel en faveur du camp du non à l'indépendance, finalement vainqueur.

Les autres membres de la famille royale sont eux aussi scrutés. Le mois dernier, un discours du prince William, soulignant que la capacité du Royaume-Uni à «agir de façon commune avec les autres pays» était «essentielle» avait été perçu comme un appel clair au statu quo. «Il ne parlait pas de l'Europe», avait alors réagi un porte-parole du prince.

(afp/nxp)

(Créé: 09.03.2016, 13h06)

Sondage

Que pensez-vous des places de cinéma numérotées comme au théâtre?





Sondage

Pensez-vous qu'Hillary Clinton soit encore en mesure de battre Donald Trump?




Sondage

Vous sentez-vous floué par les mesures eurocompatibles du Conseil national sur l'immigration?




Publicité

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.