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La procureure suédoise veut entendre Assange

WikiLeaks

Un rapport de l'ONU estime que l'Australien est victime d'une «détention arbitraire». Une magistrate n'en tiendra pas compte.

Mis à jour le 09.02.2016 9 Commentaires
Julian Assange a demandé à retrouver sa liberté de mouvement.

Julian Assange a demandé à retrouver sa liberté de mouvement.
Image: Keystone

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La procureure suédoise qui enquête sur les accusations de viol visant le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a affirmé mardi qu'elle allait renouveler sa demande en vue d'une audition à Londres. Elle ne tient de fait pas compte de l'avis de l'ONU.

«En ce qui concerne le rapport qui a été publié la semaine dernière (par l'ONU), je souhaite indiquer que cela ne change rien à mon appréciation antérieure dans cette enquête», a écrit dans un communiqué la magistrate Marianne Ny. Un groupe de travail de l'ONU avait estimé que l'Australien, confiné depuis trois ans dans l'ambassade d'Equateur à Londres, était victime d'une «détention arbitraire», et appelé la Suède et le Royaume-Uni à l'indemniser.

Les deux pays ont immédiatement rejeté cette appréciation vendredi, les Britanniques rappelant qu'ils étaient tenus d'exécuter le mandat d'arrêt européen, tandis que le gouvernement suédois se disait «en désaccord» avec le groupe de travail.

«La magistrate chargée de l'affaire, la procureure en chef Marianne Ny, travaille actuellement à une nouvelle demande d'audition de Julian Assange à l'intérieur de l'ambassade d'Equateur à Londres. Une demande antérieure a été rejetée en janvier dernier par le procureur général d'Equateur», a précisé le parquet suédois.

Acharnement de cinq ans

Julian Assange a demandé à retrouver sa liberté de mouvement. Cela fait plus de cinq ans que le parquet cherche à l'interroger sur ce viol présumé qui aurait été commis sur une femme de 30 ans environ dans la région de Stockholm en 2010. L'Australien nie ces accusations.

Il avait d'abord rejoint la Grande-Bretagne pour échapper à une arrestation, puis contesté le mandat d'arrêt européen devant la justice britannique. En juin 2012, Julian Assange était entré dans l'ambassade d'Equateur pour y demander l'asile politique.

En mars dernier, les magistrats suédois s'étaient résolus à demander une audition à Londres, qui n'a pas encore pu avoir lieu en raison de complications procédurales.

(ats/nxp)

Créé: 09.02.2016, 13h03

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9 Commentaires

louis Paschoud

09.02.2016, 13:14 Heures

Madame la procureur est nommée et représente l'état suédois .Idem en Suisse et dans beaucoup d'autres pays. Il serait donc plus juste que ce soit un juge suédois , plutôt que Madame qui a déjà un énorme parti pris...... Répondre


Luc Luke

09.02.2016, 13:49 Heures

Evidemment, s'il s'agit d'un complot politique (singulièrement anglo-saxon) contre cette personnalité bien trop dérangeant, fouineuse, qui a mis à jour leurs turpitudes, les magistrats chargés d'instruire l'affaire par ce pouvoir ne vont pas changer de cap. L'ONU, hélas, ne fait pas le poids face à certaines puissances politiques et économiques qui s'en servent plutôt qu'elles ne le servent. Répondre



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