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La trêve globalement respectée en Syrie

Cessez-le-feu

L'accord de cessation des hostilités initié par Washington et Moscou est appliqué depuis samedi 00h00 locale.

Mis à jour le 27.02.2016 6 Commentaires

1/150 Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Barack Obama se sont déclarés prêts, lors d'une conversation téléphonique, «à intensifier la coordination» militaire entre les deux pays en Syrie, a annoncé le Kremlin. (Mercredi 6 juillet 2016)
Image: Keystone

   

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Les armes se sont tues dans la majorité des principales villes de Syrie samedi, au premier jour d'une trêve d'une ampleur sans précédent depuis le début de la guerre entre régime et rebelles. Plusieurs obus sont cependant tombés samedi en milieu de journée sur Damas.

L'accord de cessation des hostilités initié par Washington et Moscou est appliqué depuis samedi 00h00 locale (vendredi 23h00 en Suisse). Il a reçu le soutien du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a adopté à l'unanimité vendredi une résolution «l'approuvant pleinement».

Cet accord ne concerne que les zones de combat entre les forces du régime appuyées par l'aviation russe et les rebelles syriens. Les djihadistes de l'Etat islamique (EI) et du Front al-Nosra (branche syrienne d'Al-Qaïda), qui contrôlent plus de 50% du territoire, en sont exclus.

Réagissant quelques heures après l'entrée en vigueur du plan de cessation des hostilités, la Russie a suspendu ses frappes aériennes contre ce qu'elle qualifie de «zone verte» en Syrie. Elle y bombardait depuis fin septembre zones rebelles et djihadistes.

Le ministère russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue américain John Kerry ont «salué» l'entrée en vigueur de cette trêve lors d'un entretien téléphonique, a annoncé samedi le ministère russe.

Calme précaire

Malgré l'espoir que suscite l'accord, la complexité de la mise en application de la trêve, notamment en raison de l'alliance des rebelles avec le Front Al-Nosra dans plusieurs régions, rend sceptiques les analystes.

C'est «un jour et une nuit exceptionnels pour les Syriens», a affirmé le médiateur l'envoyé spécial de l'ONU Staffan de Mistura. Il a néanmoins affirmé que la journée de samedi serait «critique».

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et des militants, un calme précaire régnait dans les provinces centrales de Homs et Hama, dans celle de Damas et dans la région d'Alep (nord). Aucun raid aérien n'était signalé contre les régions rebelles.

Une source militaire syrienne a toutefois indiqué qu'un «petit nombre de terroristes à Douma et Jobar (des secteurs à l'est de Damas) ont tiré des obus contre des quartiers résidentiels de la capitale».

Fermé pour cessez-le feu

Dans la ville d'Alep, qui depuis juillet 2012 est un champ de bataille entre régime et insurgés, deux personnes ont été tuées et quatre blessées dans le quartier kurde de Cheikh Maqsoud, par des obus tirés par le Front al-Nosra, selon l'OSDH.

Mais ces incidents sont extrêmement mineurs par rapport au déluge de feu qui marquait le quotidien des habitants dans l'ensemble du pays avant l'entrée en vigueur de la trêve.

Ainsi les «Casques blancs», qui sauvent des décombres les victimes dans les régions rebelles après les bombardements du régime, ont résumé avec humour l'ambiance sur Twitter: «Fermé pour cause de cessez-le-feu».

Scepticisme

Pour évaluer comment la trêve est respectée, la «task force» formée de représentants internationaux devait se réunir à 15h00 à Genève. Si la cessation des hostilités tient et l'aide humanitaire continue d'être acheminée dans les zones assiégées, M. de Mistura convoquera de nouveaux pourparlers intersyriens le 7 mars à Genève après l'échec des précédentes discussions.

Pour l'Union européenne, cette «première cessation des hostilités en cinq ans de conflit ne doit pas être gâchée». Le conflit dévastateur a fait plus de 270'000 morts, déplacé plus de la moitié de la population du pays et déstabilisé le Moyen-Orient et l'Europe avec son lot de réfugiés.

Mais François Heisbourg, président de l'International Institute for Stategic Studies (IISS, Londres) s'est dit «extrêmement sceptique sur la possibilité pour ce cessez-le-feu de tenir, compte tenu de l'intrication entre les groupes rebelles considérés comme terroristes par les Russes et ceux qui échappent à ce label».

Violents combats

Contrastant avec l'arrêt des hostilités entre armée et rebelles, les forces kurdes appuyées par l'aviation de la coalition internationale menée par les Etats-Unis ont réussi à chasser l'EI de Tall Abyad (nord) après de violents combats. Ils ont fait au moins 70 morts côté djihadiste et plus de 20 côté kurde, selon l'OSDH. (ats/nxp)

Créé: 27.02.2016, 14h35

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6 Commentaires

Patrick Pégaitaz

27.02.2016, 16:07 Heures

Il y a certaine initiatives qui paraissent au minimum prématurée, comme celle datant de juillet 2014. @diplomatie.gouv.fr « la France et la Syrie, construire l'avenir » Répondre


Patrick Pégaitaz

27.02.2016, 19:15 Heures

AFP Moscou pour TV5 «Trêve en Syrie: les parrains américain (et russe) semblent ne pas y croire» Même le toujours optimiste secrétaire d'Etat John Kerry s'est dit toute la semaine "sans illusion" et a brandi la menace d'un mystérieux "plan B", si le régime syrien et ses alliés russe et iranien faisaient péricliter le très mince espoir d'un règlement diplomatique. (cela ne peut-être qu'eux !) Répondre



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