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Le CICR augmente son aide à la Syrie

Humanitaire

Le fonctionnement de la Syrie est fortement mis à mal par les affrontements en cours depuis plus d'une année. Pour l'aider à assurer les besoins humanitaires de base, le CICR compte augmenter son aide.

Mis à jour le 08.05.2012 1 Commentaire
Le président du Comité international de la Croix-Rouge Jakob Kellenberger.

Le président du Comité international de la Croix-Rouge Jakob Kellenberger.
Image: Keystone

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Les besoins humanitaires sont en hausse en Syrie, a affirmé mardi à Genève le président du CICR Jakob Kellenberger. L’institution a lancé un appel de 24,5 millions de francs pour intensifier son action, en particulier pour distribuer une aide alimentaire. «Les besoins humanitaires ont fortement augmenté», a déclaré le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lors d’une conférence de presse. Des dizaines de milliers de personnes sont déplacées, a-t-il indiqué. Si des régions ont retrouvé un certain calme par intermittence, d’autres zones ne connaissent aucun répit.

La priorité de l’organisation est de rétablir les services publics pour 1,5 million de personnes touchées par les affrontements. Le CICR va fournir des rations alimentaires mensuelles à environ 100’000 personnes particulièrement vulnérables et des articles ménagers de première nécessité à 25’000 personnes.

Déploiement rapide nécessaire

«Indépendamment du respect du cessez-le-feu, notre accès aux zones touchées s’est amélioré», a affirmé M. Kellenberger. «Nous pouvons nous rendre dans des zones où nous ne pouvions aller auparavant, ce qui nous permet d’étendre progressivement nos opérations», a-t-il dit.

«J’espère toujours que le plan de Kofi Annan ne va pas échouer», a-t-il ajouté. «Le plus rapidement la mission de l’ONU pourra se déployer dans le pays, le mieux ce sera. Il est très important que le déploiement des observateurs ait lieu aussi vite que possible», a déclaré Jakob Kellenberger.

Accès à la prison d’Alep

Le responsable a annoncé également que le CICR a obtenu l’accès à la prison d’Alep. Les premières visites des délégués sont prévues à partir du 14 mai jusqu’au 23 mai, selon les modalités de l’organisation acceptées par les autorités (entretiens sans témoins, visites répétées).

En septembre, le CICR avait pu pour la première fois avoir accès à la prison centrale de Damas, mais les visites s’étaient ensuite interrompues, faute d’accord sur leurs modalités. Les autorités de Damas ont proposé à l’organisation la visite de la prison d’Alep, a précisé M. Kellenberger.

«Nous essayons progressivement d’avoir accès aux centres de détention. Nous sommes très préoccupés, mais nous n’avons jusqu’ici aucune vue d’ensemble. Ce n’est encore qu’un premier pas», a expliqué Jakob Kellenberger.

Le responsable a souligné que l’une de ses préoccupations majeures reste l’accès des blessés et des malades aux soins médicaux dans les hôpitaux sans qu’ils craignent de subir des mauvais traitements. Le CICR est intervenu à plusieurs reprises auprès des autorités de Damas à ce propos, y compris par écrit.

Le CICR a 20 expatriés en Syrie et 40 employés locaux. Il a obtenu le feu vert de Damas pour les visas de cinq autres délégués et a demandé 15 visas supplémentaires, a précisé M. Kellenberger.

Pause humanitaire

Le président du CICR s’était rendu à Damas, pour la troisième fois en un an, au début avril afin de plaider pour un meilleur accès de l’aide humanitaire. Une pause humanitaire, revendiquée depuis plusieurs mois par le CICR, a pu être observée depuis, pour la première fois, il y a deux semaines, lors de combats à Douma, a-t-il indiqué.

Jakob Kellenberger a précisé que dans certaines zones de Syrie, un conflit armé non international est en cours et que le droit international humanitaire s’applique. Toutefois, a-t-il relevé, les violences ont évolué ces dernières semaines.

«Le type de combats a changé récemment. Il n’y a plus de grandes batailles comme ce fut le cas à Homs en février. Il s’agit davantage d’attaques de guérilla ou d’attentats à la bombe», a confié le président du CICR. (ats/Newsnet)

Créé: 08.05.2012, 11h10

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1 Commentaire

Yitzhak Rabin

08.05.2012, 22:26 Heures
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Jakob Kellenberger est aux côtés de Kofi Annan le meilleur atout pour la paix en Syrie. L'effort du CICR est tout simplement admirable. Au-delà de l'aide aux blessés il permet à la population de conserver un espoir et surtout il permet de relayer une voix, celle d'une minorité croissante, qui souffre et qui est prise en otage entre le régime et les opposants armés qui se moquent bien de leur sort. Répondre