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Canada Le «Mai 68» québecois bat son plein

Quelque 500 personnes ont été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi à Montréal après une manifestation. Les autorités l'avaient déclarée illégale, mais l'ont finalement tolérée pendant plus de trois heures.

Les étudiants continuent de manifester au Canada.

Les étudiants continuent de manifester au Canada. Image: AFP

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La police de Montréal avaient jugé la marche illégale, parce que les manifestants n'avaient pas fourni à l'avance le parcours qu'ils emprunteraient. Elle l'a finalement acceptée tant qu'aucun méfait ne serait commis. Les manifestants étaient quelques milliers.

Après avoir serpenté pacifiquement et en tapant sur des casseroles sur une dizaine de kilomètres les rues de la ville, la tête de la manifestation a été prise en souricière par la police alors qu'elle se dirigeait vers un secteur agité de la vie nocturne.

Quelques pierres ont été lancées en direction des policiers, ainsi que des feux de bengale, ce qui a «mis en jeu l'intégrité des policiers», a expliqué à la presse un porte-parole de la police de Montréal, Daniel Lacoursière.

Les personnes interpellées, la plupart non impliquées dans les incidents, n'ont opposé aucune résistance, contrairement aux casseurs qui ont attaqué la police les jours précédents.

Arrestations aussi à Québec

La police de Montréal a cependant précisé que ces interpellations ont été faites en vertu d'un nouveau règlement municipal adopté la semaine dernière par la mairie de Montréal, et non pas conformément à la loi québécoise.

Les manifestants pris en souricière s'exposent à une amende de 635 dollars (environ 607 francs) et ceux, parmi ceux coupables de délits, à des accusations d'agression envers les policiers et de méfait, a indiqué la chaîne publique Radio-Canada.

Près de 700 manifestants ont également été arrêtés à Québec, traduisant un nouveau durcissement des autorités face à la contestation née du conflit étudiant. Des incidents ont aussi été signalés ailleurs en province, à Sherbrooke notamment, à 140 km à l'est de Montréal, selon Radio-Canada.

Les étudiants québécois sont engagés depuis plus de trois mois dans une vive contestation d'une hausse des droits universitaires et le gouvernement du Premier ministre de la province Jean Charest a fait adopter une loi réduisant la liberté de manifester, qualifiée de «loi matraque» par ses détracteurs. (ats/nxp)

(Créé: 24.05.2012, 19h47)

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