Le «Mai 68» québecois bat son plein
Canada
—Mis à jour le 25.05.2012 22 Commentaires
Articles en relation
- Le conflit étudiant dure depuis 100 jours au Québec
- Montréal déterminé à contrer les étudiants en grève
Partager & Commenter
La police de Montréal avaient jugé la marche illégale, parce que les manifestants n'avaient pas fourni à l'avance le parcours qu'ils emprunteraient. Elle l'a finalement acceptée tant qu'aucun méfait ne serait commis. Les manifestants étaient quelques milliers.
Après avoir serpenté pacifiquement et en tapant sur des casseroles sur une dizaine de kilomètres les rues de la ville, la tête de la manifestation a été prise en souricière par la police alors qu'elle se dirigeait vers un secteur agité de la vie nocturne.
Quelques pierres ont été lancées en direction des policiers, ainsi que des feux de bengale, ce qui a «mis en jeu l'intégrité des policiers», a expliqué à la presse un porte-parole de la police de Montréal, Daniel Lacoursière.
Les personnes interpellées, la plupart non impliquées dans les incidents, n'ont opposé aucune résistance, contrairement aux casseurs qui ont attaqué la police les jours précédents.
Arrestations aussi à Québec
La police de Montréal a cependant précisé que ces interpellations ont été faites en vertu d'un nouveau règlement municipal adopté la semaine dernière par la mairie de Montréal, et non pas conformément à la loi québécoise.
Les manifestants pris en souricière s'exposent à une amende de 635 dollars (environ 607 francs) et ceux, parmi ceux coupables de délits, à des accusations d'agression envers les policiers et de méfait, a indiqué la chaîne publique Radio-Canada.
Près de 700 manifestants ont également été arrêtés à Québec, traduisant un nouveau durcissement des autorités face à la contestation née du conflit étudiant. Des incidents ont aussi été signalés ailleurs en province, à Sherbrooke notamment, à 140 km à l'est de Montréal, selon Radio-Canada.
Les étudiants québécois sont engagés depuis plus de trois mois dans une vive contestation d'une hausse des droits universitaires et le gouvernement du Premier ministre de la province Jean Charest a fait adopter une loi réduisant la liberté de manifester, qualifiée de «loi matraque» par ses détracteurs. (ats/Newsnet)
Créé: 24.05.2012, 19h47
Publier un nouveau commentaire
Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction
22 Commentaires
Si tout se passe comme en France en 68, dans une année ils auront la gratuité des bien des services publics, dans 5 ans des allocs pour tout le monde, dans 10 ans un endettement carabiné et dans 20 ans une ambiance politiquement-correcte proche des heures les plus sombre du nazisme, ou à choix (car c'est exactement pareil), proche des heures les plus lumineuses de l'ère soviétique. Répondre
Ce n'est pas en faisant passer à la caisse les étudiants, essentiels pour le futur d'un pays, qu'on limitera les déficits budgétaires. Au contraire, en empêchant les plus modestes d'étudier, on crée encore plus d'assistés. Exemple-type de politique ultra-libérale aberrante. Répondre
ABONNEMENTS MOBILE
Grâce à notre outil comparatif indépendant, nous vous aidons à trouver l’abonnement optimal pour votre téléphone portable.





Veuilliez attendre s'il vous plaît 












