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Le pape exhorte à agir contre le trafic de drogue

Mexique

François a demandé au gouvernement, mais aussi à ses évêques, de se saisir du problème, et non de se contenter de le dénoncer.

Mis à jour le 13.02.2016 1 Commentaire

1/42 La dernière messe au programme du périple papal en Amérique latine a rassemblé, mercredi 17 février, des centaines de milliers de fidèles, massés des deux côtés de la frontière mexico-américaine auprès de laquelle se tenait la cérémonie en plein air. (17 février 2016)
Image: Keystone

   

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Le pape a incité samedi les dirigeants mexicains à assurer «justice réelle et sécurité effective» et les évêques à lutter contre les «métastases» du trafic de drogues, au début de sa visite dans le deuxième pays le plus catholique du monde.

François, qui semblait en bonne forme, a été accueilli triomphalement samedi le long des avenues de Mexico, sur des kilomètres, par une foule joyeuse de centaines de milliers de Mexicains.

Dans la matinée, le pape a été reçu au Palais national par le président Enrique Pena Nieto, une première symbolique dans un pays fervent qui n'a cependant rétabli des relations diplomatiques avec le Vatican qu'en 1992, et possède une longue tradition laïque. Enrique Pena Nieto est du Parti révolutionnaire institutionnel, le parti qui dans le passé a été à l'origine de politiques très anticléricales.

«Votre visite transcende la rencontre entre deux Etats. C'est une rencontre entre une nation et sa foi. Votre Sainteté, le Mexique aime le pape François pour sa modestie, sa gentillesse et sa chaleur», a déclaré, très laudateur, le président.

Endiguer la violence

Le pape a appelé la classe politique rassemblée dans la cour intérieure du Palais présidentiel à apporter une «justice réelle» et une «sécurité effective» à la population, alors que le pays, en proie à une violence endémique, est endeuillé par une bataille entre deux clans rivaux qui a fait 49 morts dans la prison de Monterrey (nord-est).

Il l'a aussi poussée à abandonner ses privilèges. «Chaque fois que nous cherchons la voie des privilèges et des bénéfices pour quelques-uns, tôt ou tard, la vie de la société devient un terrain fertile pour la corruption, le trafic de drogue, l'exclusion des différentes cultures, la violence, le trafic d'êtres humains, les enlèvements et la mort».

Défendre la culture indigène

Jorge Bergoglio a aussi exalté «la culture métisse», «la biodiversité» et «la multiculturalité» du Mexique, des thèmes qui tiennent à coeur d'un pape défenseur de l'environnement et de la richesse des cultures indigènes.

Il a invité les évêques à ne pas se comporter en «princes» et à montrer un «courage prophétique» contre les «métastases» du trafic de drogues, au lieu de se contenter de «simples dénonciations».

Dans ce discours visiblement écrit de sa main, il leur a demandé de défendre les cultures indigènes menacées par l'oubli et d'assister les millions d'immigrés qui passent par le Mexique depuis le sud du continent pour rejoindre l'Eldorado américain.

Rogelio Cantu, un avocat de 57 ans sorti dans la rue pour apercevoir le souverain pontife, faisait écho aux dénonciations du pape: «Qu'il vienne mettre de l'ordre. Que le pape leur dise, aux gouvernants, qu'ils trouvent une solution une fois pour toute à la pauvreté, aux problèmes de migration, aux abus de pouvoir.»

Attendu à Notre Dame de Guadalupe

La visite du pape au Mexique a été demandée avec insistance par le gouvernement de Pena Nieto, fortement critiqué ces dernières années pour la situation des droits de l'Homme.

Le pape devait ensuite se rendre à la basilique de Notre Dame de Guadalupe, à 16 km, un moment essentiel de sa visite.

«C'est un grand dévot de la vierge et Guadalupe est non seulement une reine au Mexique mais aussi une impératrice en Amérique» estime Andrew Chesnut, professeur d'études religieuses à l'Université de Virginia Commonwealth, aux Etats-Unis.

Le Mexique condense actuellement des problématiques qui préoccupent le souverain pontife: une société inégale où la moitié de la population est pauvre, un pays livré à la violence du trafic de drogues et dans lequel des milliers de migrants vivent un calvaire en tentant de rejoindre les Etats-Unis.

Visite symbolique à la frontière

Dimanche, le souverain argentin visitera Ecatepec, une ville surpeuplée à la périphérie de la capitale où les violences ont augmenté dramatiquement, notamment contre les femmes.

Puis le pape François se rendra ensuite au Chiapas (sud), l'Etat le plus pauvre.

Le pape a réservé la dernière étape de son voyage à la ville frontalière de Ciudad Juarez. Il terminera ses cinq jours de visite par une très symbolique messe face à la ville frontière américaine d'El Paso.

(afp/nxp)

Créé: 13.02.2016, 22h07

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1 Commentaire

Yves bernard

13.02.2016, 23:32 Heures

il est un peu égaré le pape! Répondre



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