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Les victimes de San Bernardino mettent la pression

Apple vs. FBI

Un groupe de victimes va déposer une requête demandant à Apple de coopérer.

Mis à jour le 22.02.2016 9 Commentaires
La firme californienne a refusé la demande d'un juge de forcer le téléphone du tireur de San Bernardino.

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Image: Keystone

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La fusillade à San Bernardino, en Californie

La fusillade à San Bernardino, en Californie
Une fusillade a fait quatorze morts le 2 décembre 2015 à San Bernardino, en Californie.

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Des victimes de la tuerie de San Bernardino vont déposer une requête en soutien au gouvernement américain dans le litige l'opposant à Apple, selon l'avocat des victimes. Les Etats-Unis demandent à la firme à la pomme de débloquer l'iPhone d'un des auteurs du massacre.

Stephen Larson, ex-juge fédéral désormais avocat, a fait valoir dimanche que les victimes qu'il représente ont un intérêt à connaître l'information contenue dans le téléphone, qui dépasse la seule enquête du département de la Justice. «Ils ont été ciblés par des terroristes et ils ont besoin de savoir pourquoi, et comment ceci a pu arriver», a-t-il dit.

Contacté il y a une semaine par les autorités judiciaires afin de représenter les victimes, il explique qu'il entend déposer une requête en soutien au gouvernement américain, d'ici début mai. Contacté dimanche, un porte-parole du département de la Justice s'est refusé à tout commentaire.

«Aider les victimes»

Le recours du gouvernement américain pour forcer Apple à aider les enquêteurs à débloquer l'iPhone d'un auteur de l'attentat de San Bernardino concerne «les victimes et la justice», a affirmé le directeur du FBI, James Comey.

Dans sa première déclaration publique depuis que le directeur général d'Apple Tim Cook a affirmé qu'il s'opposerait à la requête judiciaire, James Comey a assuré que le recours déposé vendredi par le département de la Justice avait pour seul but d'accéder au contenu du téléphone de Syed Farook.

«Nous ne voulons pas violer le cryptage de qui que ce soit ou créer un passe-partout», a déclaré le directeur de la police fédérale américaine, dans une déclaration postée dimanche soir sur le site internet lawfareblog.org.

«Le litige autour de San Bernardino ne vise pas à créer un précédent ou envoyer quelque message que ce soit», a ajouté James Comey. «Cela concerne les victimes et la justice».

«Nous voulons seulement, avec un mandat de recherche, essayer de deviner le code secret du terroriste». Le téléphone peut contenir ou pas des indices importants, «mais nous ne pourrons pas regarder les survivants dans les yeux, ni nous regarder dans un miroir, si nous ne suivons pas cette piste», a expliqué le patron du FBI.

Vie privée et sécurité

James Comey voit dans cette affaire les effets d'une nouvelle technologie qui crée «une tension entre deux valeurs qui nous sont chères à tous: la vie privée et la sécurité».

«Cette tension ne doit pas être résolue par des entreprises qui font du commerce pour vivre», poursuit-il. «Elle ne devrait pas non plus être résolue par le FBI, dont le métier est d'enquêter, mais par le peuple américain à qui il appartient de décider de la manière de se gouverner dans un monde que nous n'avions jamais vu auparavant».

Trouver «la bonne place, le bon équilibre, bénéficiera pour très longtemps à chaque Américain», ajoute le directeur du FBI. Tim Cook et James Comey ont tous deux été convoqués à témoigner devant le Congrès dans le débat sur le cryptage.

Recours du gouvernement

L'attaque de San Bernardino a fait 14 morts et 22 blessés le 2 décembre dernier. Les deux tueurs ont été abattus lors d'une fusillade avec la police.

L'entrée en scène des victimes représente un argument de poids pour le gouvernement américain dans son combat contre Apple. La firme à la pomme crypte ses téléphones pour protéger la vie privée des utilisateurs et refuse de fournir un programme permettant de contourner cette sécurité.

Le département de la Justice des Etats-Unis a déposé la semaine dernière un recours en vue d'obliger la société de Cupertino à se plier à une décision de justice lui ordonnant d'aider le FBI à décrypter l'iPhone d'un des auteurs du massacre de San Bernardino. (ats/nxp)

Créé: 22.02.2016, 05h05

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9 Commentaires

Caro Rocca

22.02.2016, 09:48 Heures

Cette situation aberrante et inhumaine illustre très bien les temps que nous vivons. Les meurtriers, les voyous et mauvaises gens sont déresponsabilisés, protégés, assistés.. pendant que les victimes se voient dénigrées et condamnées et punies encore une fois par l'absence de justice. Honte à Apple et à tous ce qui soutiennent la barbarie au détriment de l'intégrité et de la loyauté. Répondre


Francis Khain

22.02.2016, 13:42 Heures

La pomme pourrait au moins débloquer ce smartphone s'ils ne veulent pas donner un accès systématique au FBI + Co à tous leurs smartphones. Mais là, en protégeant des terroristes, on se demande ce qu'ils ont à y gagner. Répondre



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