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Libéré de l'isolement après plus de quarante ans

Etats-Unis

Un ancien membre des Black Panthers accusé de meurtre a finalement été libéré après plus de quarante années passées isolé.

Mis à jour le 19.02.2016 1 Commentaire

Albert Woodfox a toujours nié l'homicide du gardien de prison.

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Le plus ancien prisonnier à l'isolement aux Etats-Unis, Albert Woodfox, va être libéré vendredi après plus de quatre décennies de détention solitaire, une durée qui a suscité des condamnations internationales, ont annoncé ses avocats.

Albert Woodfox, un Noir qui fête ses 69 ans ce vendredi, avait été condamné avec deux autres hommes noirs, Robert King et Herman Wallace, pour le meurtre en 1972 d'un gardien de la prison Angola, un pénitencier de Louisiane.

Ils étaient membres des Black Panthers, un mouvement radical qui voulait protéger les Noirs des exactions policières, à une époque où le milieu carcéral était particulièrement polarisé sur les questions raciales.

Albert Woodfox a toujours nié l'homicide du gardien de prison. Il avait été condamné sans preuves matérielles mais sur la foi du témoignage de trois détenus. M. King a lui eu sa condamnation annulée, après près de 30 ans à l'isolement.

«Même si nous sommes extrêmement heureux qu'Albert Woodfox soit enfin libre, il est injustifiable qu'il ait été forcé d'endurer, décennie après décennie, ces conditions de placement à l'isolement pendant une durée plus longue que n'importe quel autre prisonnier de l'histoire des Etats-Unis», a déclaré George Kendall, l'avocat de Woodfox.

Mobilisation

Le sort de MM. Woodfox, King et Wallace, surnommés les «Trois d'Angola», a suscité la mobilisation d'ONG de défense des droits de l'homme, notamment d'Amnesty international.

Les Etats-Unis sont actuellement agités par un débat sur l'univers carcéral, le président américain Barack Obama souhaitant notamment limiter les placements à l'isolement et explorer des alternatives à la détention systématique.

Quelque 100'000 prisonniers dans le pays sont enfermés 23 heures sur 24 dans une cellule minuscule, privés de pratiquement tout contact humain. (afp/nxp)

Créé: 19.02.2016, 21h30

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1 Commentaire

Sebastian de Eivissa

19.02.2016, 23:15 Heures

En même s'ils respectaient la loi, il ne serait privés de tout contact humain. Je vois pas pourquoi on trouve toujours des ONG et des politiciens prendre le parti des criminels. Répondre



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