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Lula: «Nous n'allons pas accepter un coup d'Etat»

Brésil

L'ex-président de retour dans le gouvernement a défendu Dilma Rousseff devant des partisans venus dans la rue par milliers.

Mis à jour le 19.03.2016 11 Commentaires

1/94 Le tout dernier vote au Sénat qui fixera le sort de la présidente Dilma Rousseff, suspendue de ses fonctions en mai, devrait intervenir entre le 25 et le 27 juillet, en plein pendant les Jeux Olympiques de Rio. (Image - 14 juin 2016)
Image: Keystone

   

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L'ex-président brésilien Lula, nommé ministre cette semaine alors qu'il est soupçonné de corruption, a dénoncé vendredi devant une foule de partisans à Sao Paulo (sud-est) les attaques contre la gauche, en prévenant: «Nous n'allons pas accepter un coup d'Etat».

Ovationné par des dizaines de milliers de sympathisants dans le centre de la capitale économique brésilienne, Luiz Inacio Lula da Silva, en tee-shirt rouge, a pris la défense de son héritière politique, la présidente Dilma Rousseff, menacée de destitution pour maquillage présumé des comptes publics.

«Nous n'allons pas accepter la provocation», a clamé le charismatique ancien chef de l'Etat (2003-2011), dont l'entrée au gouvernement jeudi a suscité la controverse, en raison des accusations pesant contre lui, et déclenché un véritable ping-pong judiciaire de suspensions de son investiture par plusieurs juges, annulées ensuite par d'autres tribunaux.

Première prise de parole

L'homme du miracle socio-économique brésilien des années 2000, attendu comme le messie par un gouvernement au bord du naufrage, n'était pas apparu en public depuis jeudi.

Le Parti des travailleurs (PT, au pouvoir), la Centrale unique des travailleurs (CUT) et d'autres mouvements de gauche mobilisaient vendredi leurs troupes dans plus de 50 villes, cinq jours après des manifestations ayant rassemblé trois millions de Brésiliens contre Dilma Rousseff, selon les chiffres de la police.

A Salvador de Bahia (nord-est), un imposant cortège a rassemblé 50'000 manifestants selon la police, et 100'000 selon les organisateurs.

Dans le centre de la capitale économique Sao Paulo, des dizaines de milliers de militants agitant des drapeaux rouges manifestaient le long de la grande avenue Paulista.

En tout, les manifestations de la gauche en défense de Dilma Rousseff ont rassemblé 267'000 personnes dans 55 villes du pays, selon des estimations de la police ville par ville compilées par le site d'information G1. Les organisateurs ont de leur côté affirmé avoir mobilisé 1,2 million de sympathisants. (afp/nxp)

Créé: 19.03.2016, 02h28

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11 Commentaires

Patrick Pégaitaz

19.03.2016, 11:40 Heures

11:40 - Ceux qui agitent ces mouvement sociaux contre Lula et Rousseff les condamnant d'office et faisant fi de la présomption d'innocence ont besoin du peuple et des médias pour faire pression à tout niveau, tout comme au Venezuela et en Argentine ( sous ancien gvt les fonds vautours n'ont rien lâché, le nouveau gvt obtient une décote de 25 % ! discrimination politique !) Répondre


Patrick Pégaitaz

19.03.2016, 11:05 Heures

11:05 - Une puissance économique comme le Brésil, avec son géant pétrolier, ses réserves d'eau, l’aquifère Guaraní notamment et autres richesses sous gouvernance de gauche, vous n'y pensez pas Monseigneur ! D'autant que ce pays se compromet au seing du BRICS cela en devient insupportable Madame ! Répondre



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