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Malgré les violences, Kofi Annan croit en son plan de paix

Syrie

Les forces gouvernementales ont continué vendredi de réprimer dans le sang la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad, faisant au moins 23 morts.

Mis à jour le 04.05.2012 18 Commentaires
Des civils ont encore été tués à Homs.

Des civils ont encore été tués à Homs.
Image: Keystone

Huit observateurs suisses

Le Conseil fédéral va détacher jusqu'à huit militaires non armés en Syrie où ils agiront comme observateurs dans le cadre de la mission de l'ONU chargée de veiller au respect du cessez-le-feu. Berne répond ainsi à une demande des Nations Unies, a indiqué vendredi le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

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Malgré les violences qui ont encore fait plus de 20 morts, le bureau de l'émissaire international Kofi Annan maintient tout de même que son plan de paix est «sur les rails».

La persistance des violences a poussé les Etats-Unis et la France à exprimer une fois de plus leurs doutes face à la volonté de Bachar al-Assad de cesser le feu conformément au plan Annan.

Les forces gouvernementales ont en effet tué 23 civils, dont deux enfants, à Alep (nord), Homs et Hama (centre), Idleb (nord ouest), Deir Ezzor (est) et dans la région de Damas, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Elles ont fait fi de la présence d'observateurs de l'ONU chargés de surveiller l'application d'un cessez-le-feu largement ignoré depuis le 12 avril.

«La Syrie veut la liberté»

De tels bilans sont toutefois très difficiles à vérifier en raison des restrictions drastiques imposées par les autorités aux médias.

Comme chaque vendredi depuis mars 2011, les manifestants ont défilé par milliers contre le régime à l'appel des militants pro- démocratie, sous le slogan: «Notre loyauté (à la révolution) est notre salut».

«La Syrie veut la liberté», «la Syrie saigne», «Bachar, dégage!», proclamaient les pancartes brandies par les manifestants à Arbine, près de Damas. Des vidéos mises en ligne par des militants montraient des foules à Homs, Qamichli (nord-est), Idleb, Deraa (sud) et Alep.

Paris et Washington exaspérés

Les manifestations ont lieu habituellement à la sortie des mosquées après la prière hebdomadaire, malgré la répression et la militarisation de la révolte.

Jeudi, les forces de sécurité ont attaqué la cité universitaire d'Alep, tuant quatre étudiants et arrêtant 200 autres, après une manifestation antirégime. Ces heurts ont poussé l'université à suspendre ses cours jusqu'au 13 mai.

Pour Washington, ces agissements «montrent clairement l'illégitimité de ce régime, et soulignent le besoin urgent d'une transition politique» en Syrie, dominée par le clan Assad depuis 40 ans. «Damas ne respecte pas ses engagements et poursuit la répression», a constaté Paris, condamnant également «l'assassinat» des étudiants à Alep.

Petites raisons d'espérer

Néanmoins, le porte-parole de Kofi Annan à Genève a estimé que le plan était «sur les rails». «Il y a de petits signes sur le terrain. Certaines armes lourdes ont été retirées, certaines sont restées (...), certains actes de violence ont reculé, certains se sont poursuivis».

«Même les jours où il y a des progrès, mesurables en centimètres, pas en mètres, nous restons horrifiés par le degré de violence que nous constatons sur le terrain», a reconnu Ahmed Fawzi. Une crise qui dure depuis plus d'un an ne peut cependant pas être résolue en quelques jours ou quelques semaines, a-t-il ajouté.

Kofi Annan doit se concerter avec le Conseil de sécurité de l'ONU à New York mardi prochain par vidéo à partir de Genève.

Pour Robert Mood, chef de la mission des observateurs chargés de surveiller la trêve depuis le 16 avril, c'est à l'armée de faire le premier pas pour arrêter les violences. Le général norvégien s'est rendu à Idleb où, selon lui, les observateurs seront renforcés, a indiqué la télévision syrienne.

L'opposition en Chine

L'ONU ne compte pour l'instant qu'une petite trentaine d'observateurs sur le terrain, mais ce nombre doit dépasser la centaine dans quelques semaines avant d'atteindre 300, selon une résolution du Conseil de sécurité.

Au Liban voisin, le président Michel Sleimane a affirmé que son pays n'était pas une base pour acheminer clandestinement des armes vers la Syrie. Il démentait ainsi des allégations en ce sens des autorités syriennes et de sources au sein de la sécurité libanaise.

Sur le front diplomatique, Burhan Ghalioun, président du Conseil national syrien (CNS), la principale coalition de l'opposition, doit être reçu lundi en Chine, alliée du régime syrien. Il tentera d'y plaider la cause de la révolte. (ats/afp/Newsnet)

Créé: 04.05.2012, 19h56

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18 Commentaires

Parvaneh Ferhadi

04.05.2012, 20:33 Heures
Signaler un abus 3 Recommandation 0

Ça vaut la peine de s'informer aussi ailleurs, par exemple içi: http://www.sana.sy/index_fra.html . Autrement on risque de croire ce qui est publié chez TA-Media. Répondre


Yitzhak Rabin

05.05.2012, 10:43 Heures
Signaler un abus 1 Recommandation 0

Kofi Annan a raison de continuer à croire en son plan. Il n'y pas d'alternative crédible sinon la guerre que personne, à part les irresponsables sur le site du Matin, les islamistes et les marchands d'armes, ne souhaite. A part peut-être Nicolas Sarkozy qui aurait vu d'un bon oeil jouer les George W. Bush durant sa campagne présidentielle. La situation reste extrêmement tendue, mais on progresse. Répondre



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