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Manifestations à la veille d'une réunion cruciale à Genève

Syrie

Des milliers de personnes ont manifesté vendredi en Syrie, après des violences ayant fait plus de 180 morts. Une issue à la situation dramatique du pays sera discutée samedi à Genève.

Mis à jour le 29.06.2012
Des milliers de personnes ont manifesté à travers la Syrie, comme tous les vendredis, malgré l'intensification des combats et le quadrillage des villes.

Des milliers de personnes ont manifesté à travers la Syrie, comme tous les vendredis, malgré l'intensification des combats et le quadrillage des villes.
Image: Reuters

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Des ministres des affaires étrangères se retrouvent samedi à Genève pour trouver une issue à la situation dramatique de la Syrie, mais les délégations peinent à s'accorder sur un projet de transition.

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, qui s'exprimait vendredi soir à l'issue d'un entretien avec la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton à Saint-Pétersbourg, a estimé que le Groupe d'action pour la Syrie avait toutefois une «très bonne chance» de trouver samedi un terrain d'entente sur les moyens de régler la crise en Syrie.

Pour sa part, un responsable du département d'Etat américain a fait état de la persistance de sujets «de divergences et de difficultés» entre la Russie et les Etats-Unis.

Lors de la discussion avec Hillary Clinton, a ajouté Sergueï Lavrov, il n'a nullement été question d'un quelconque caractère intangible du projet de texte qui a été préparé pour cette réunion de Genève. Pour le chef de la diplomatie russe, il serait contre-productif de tenter d'imposer à l'avance un processus de transition politique en Syrie.

Travaux de préparation

Quelques heures auparavant, les diplomates des pays membres du Groupe d'action pour la Syrie réunis au Palais des Nations à Genève n'avaient pas réussi à trouver un accord sur le plan de Kofi Annan, émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie.

Selon des diplomates occidentaux, la délégation russe a proposé ses propres amendements au texte de l'émissaire international qui préconise la formation d'un gouvernement d'union nationale en Syrie.

La Russie, qui avait dans un premier temps donné son aval, a proposé jeudi de modifier cette disposition. France, Etats-Unis et Grande-Bretagne s'y sont opposés. Des représentants russes ont confirmé qu'ils continuaient à travailler sur un accord, mais que Moscou refusait toujours d'imposer une solution politique à la Syrie.

Les chefs de la diplomatie des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et de trois Etats arabes, ainsi que des secrétaires généraux de l'ONU et de la Ligue arabe doivent y prendre part à la réunion de Genève.

Démonstration de force

Sur le terrain, une issue au conflit presse, les violences se faisant de plus en plus sanglantes avec des bilans dépassant ces dernières semaines la centaine de victimes chaque jour.

Des milliers de personnes ont manifesté à travers la Syrie, comme tous les vendredis, malgré l'intensification des combats et le quadrillage des villes. Au total, 25 personnes, en majorité des civils, auraient été tuées dans les violences de la journée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Se targuant du soutien d'une partie de la population, Bachar al-Assad ne reconnaît pas la contestation et affirme combattre des «groupes terroristes». Il a accusé les Occidentaux de soutenir militairement «en sous-main» la rébellion, dans un entretien diffusé jeudi par la télévision d'Etat iranienne.

Ces derniers jours, les violences se sont rapprochées des centres du pouvoir: une attaque contre une chaîne officielle a fait sept morts mercredi dans le centre de Damas, où un attentat à la bombe a fait trois blessés jeudi dans le parking du palais de justice.

Parallèlement, des troupes syriennes se sont massées vendredi à quinze kilomètres de la frontière avec la Turquie, a affirmé un haut responsable rebelle: «Il s'agit d'une démonstration de force face aux Turcs qui ont renforcé leur présence à la frontière avec la Syrie» après l'incident de l'avion.

Le porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères a assuré qu'»il n'y a pas d'intentions hostiles de la part de la Syrie». (ats/afp/Newsnet)

Créé: 29.06.2012, 22h59

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