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Nathalie Kosciusko-Morizet, l'héritière de Sarkozy

Droite française

«NKM» vient d’annoncer sa candidature dans la course à la présidence de l’UMP. Etudes scientifiques, carrière militaire: son ascension politique fulgurante n’est pas sans rappeler celle d’un certain Nicolas Sarkozy.

Par Sandrine Perroud. Mis à jour le 24.07.2012

1/10 La campagne présidentielle de 2007
En 2007, Nathalie Kosciusko-Morizet passe pour la conseillère en environnement du candidat Sarkozy. Elle pose ici à ses côtés le 20 avril 2007 près des Saintes-Marie-de-la-Mer.
Image: AFP

   

Président de l'UMP, mode d'emploi

Pour concourir à la présidence de l’UMP, les candidats doivent recueillir 8000 parrainages de militants. La désignation du président de la droite française se déroulera en novembre, lors du prochain congrès UMP.

Traditionnellement, le président du parti devient le futur candidat à la présidentielle, ce qui pèse lourd sur les épaules des candidats. Pour changer cette procédure, Alain Juppé a proposé que le mandat du futur président de l’UMP ne couvre que la période 2012-2015.

A l’exemple des socialistes l’année dernière, une primaire UMP serait ainsi organisée en 2016. Le vote permettra de déterminer démocratiquement le candidat officiel de l’opposition et donc, l’adversaire de François Hollande à la présidentielle de 2017.

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«Je veux fédérer les Français qui se sentent orphelins de Nicolas Sarkozy», a déclaré samedi 21 juillet Nathalie Kosciusko-Morizet en se lançant dans la course à la présidence de l’UMP.

A 39 ans, l’ancienne ministre de l’Ecologie et porte-parole de la dernière campagne de Nicolas Sarkozy souhaite incarner une «alternative» au duel Copé-Fillon.

Maligne, elle se profile en candidature «apaisée» face à ses adversaires. Elle veut aussi être la solution face au «grand désarroi » des électeurs, un désarroi qu’elle dit avoir constaté lors de sa récente tournée des fédérations d’entreprise.

Nouveau mouvement

Nathalie Kosciusko-Morizet vient de conserver de justesse son siège de députée de l’Essonne aux législatives de juin. En se présentant comme candidate à la tête de l'UMP, elle assure ne pas viser un poste présidentiel en 2017, mais vouloir «se concentrer sur les municipales de 2014». Pour bien marquer sa différence, sa campagne porte le nom d’un nouveau mouvement de droite, baptisé «la France droite».

Cette candidature vient couronner un parcours politique fulgurant. Après des études de biologie à Polytechnique, Nathalie Kosciusko-Morizet choisit de faire son service militaire dans la Marine, à Djibouti. Elle effectue ensuite un rapide parcours au sein de l’UMP en tant qu’experte en questions environnementales.

Elue la plus jeune députée de l’Assemblée nationale à 29 ans, elle déclare: «J'aime la politique. J'irai le plus loin possible dans cette direction. Je trouve cela absurde de dire que l'on n'a pas d'ambition.» Cinq ans plus tard, en 2007, elle accède au poste de secrétaire d'Etat à l'Ecologie. Puis le duo Sarkozy-Fillon la transfère en 2009 à l’Ecologie numérique.

Son franc parlé lui a coûté cher. Ce poste est perçu comme une punition, la presse française parle alors de «purgatoire», pour avoir critiqué dans Le Monde l’attitude peu engagée sur les OGM de Jean-Louis Borloo et de Jean-François Copé.

Numéro quatre

Peu importe. Elle fera de ce revers sa force, en devenant la première membre du gouvernement à utiliser les réseaux sociaux et à bloguer, n'hésitant pas par exemple à annoncer sa deuxième grossesse sur Facebook. Parallèlement, elle fait de la lutte contre le Front national un enjeu personnel en publiant un livre sur le sujet.

Elle retourne finalement sur le devant de la scène politique en 2010, en tant que ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. Un poste qui l’intronise numéro quatre du gouvernement.

Politiquement, NKM assume une filiation avec Nicolas Sarkozy, qui a lui aussi connu un parcours-éclair, mais demeure son opposé sur de nombreux points.

Bien née et bien éduquée

Car Nathalie Kosciusko-Morizet ne représente pas la face populaire du parti. Mais plutôt son côté chic, lettré, urbain, bien né et bien éduqué. La politique se pratique depuis trois générations dans sa famille. Et celle qui sort rarement sans ses cheveux bien noués est violoncelliste et peintre amateur. Son père et sa mère sont professeurs.

Côté privé, l'ex-ministre est mariée à un professeur dit de gauche, de dix-huit ans son aîné. Elle a deux garçons, Paul-Elie, 7 ans, et Louis-Abel, 3 ans. (Newsnet)

Créé: 24.07.2012, 14h29

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