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Obama prêt à traquer le groupe EI jusqu'en Libye

Proche-Orient

Le président américain a affirmé que toutes les options étaient sur la table.

Mis à jour le 31.01.2016 11 Commentaires
Barack Obama avec son ministre de la Défense Ashton Carter, le 14 décembre 2015.

Barack Obama avec son ministre de la Défense Ashton Carter, le 14 décembre 2015.
Image: AFP

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L'administration du président américain Barack Obama envisage désormais l'ouverture d'un nouveau front contre l'Etat islamique en Libye. Elle entend empêcher les djihadistes de se tailler un nouveau fief dans le pays en proie au chaos.

Sur la défensive en Irak et en Syrie, pilonnée depuis l'été 2014 par la coalition internationale, le groupe ultraradical sunnite a réussi à prendre le contrôle de Syrte, en Libye, à 450 km à l'est de Tripoli, et ses environs.

Forts d'environ 3000 combattants, selon les estimations occidentales, les djihadistes ont lancé au début janvier une offensive dans la zone du «croissant pétrolier», où sont situés les principaux terminaux d'or noir.

Inquiet de l'évolution de la situation, le président Barack Obama a convoqué jeudi un conseil de sécurité nationale à la Maison-Blanche, consacré notamment à la Libye. Les signaux se multiplient sur la volonté américaine de mettre un terme à l'expansion de l'EI dans ce pays.

Options militaires à l'étude

«Il faut agir avant que le pays ne devienne un sanctuaire» pour les djihadistes, «avant qu'ils ne deviennent extrêmement difficiles à déloger», a souligné vendredi un responsable américain de la défense.

«Nous ne voulons pas d'une situation comme en Irak ou en Syrie», où les djihadistes ont réussi à saisir des pans entiers de territoire, a-t-il ajouté. Le Pentagone prépare des options pour une intervention militaire, allant de frappes aériennes jusqu'à une participation à une force soutenue par l'ONU.

Les Etats-Unis ont envoyé sur le terrain ces derniers mois de petits groupes de forces spéciales pour évaluer la situation, et nouer le contact avec les forces locales. Mais «rien n'est encore formulé ou proposé» à la Maison-Blanche, a souligné le responsable américain de la défense.

Politique locale scrutée

De fait, les Etats-Unis et leurs alliés ont pour l'instant les yeux rivés sur les négociations en Libye sur la formation d'un gouvernement d'union nationale. Fayez el-Sarraj, le premier ministre désigné à la suite d'un accord conclu sous l'égide de l'ONU, s'est engagé à proposer une nouvelle équipe gouvernementale d'ici à la fin de la semaine prochaine.

La communauté internationale doit pouvoir compter sur un partenaire fiable sur le terrain avant de pouvoir intervenir, expliquent militaires et diplomates. «Il faut une solution politique pour avoir une solution militaire», a résumé le responsable américain de la défense.

«La Libye a besoin d'un gouvernement d'union nationale qui peut s'allier à la communauté internationale» pour faire face à la menace des djihadistes, a de son côté souligné vendredi le lieutenant-colonel Michelle Baldanza, une porte-parole du ministère américain de la défense.

Italie à la rescousse

Malgré leur volonté d'agir, les Américains ne semblent pas forcément souhaiter prendre la tête d'une éventuelle opération. Une hypothétique campagne libyenne «pourrait être la campagne dont nous ne prenons pas la direction», estimait récemment un responsable de la défense.

Les responsables américains lorgnent en particulier du côté de l'Italie, l'ancienne puissance coloniale qui semble être prête, sous condition, à prendre la tête d'une opération internationale.

Le président Obama recevra à la Maison-Blanche le président italien le 8 février. Et le secrétaire d'Etat John Kerry rencontrera à Rome ses homologues européens le 2 février.

Europe concernée

Les pays européens sont concernés au premier chef par la crise en Libye. Le pays est l'un des principaux points de passage des migrants désirant rejoindre l'Europe. Mardi, les gardes-côtes italiens ont annoncé avoir secouru 2500 personnes en moins d'une semaine au large de la Libye, malgré le froid.

Les Etats-Unis sont déjà intervenus ponctuellement au moins une fois contre l'Etat islamique en Libye. En novembre dernier, ils ont tué dans une frappe aérienne un des chefs djihadiste dans le pays, l'Irakien Abou Nabil.

La nouvelle est diversement accueillie sur les réseaux sociaux:

(afp/nxp)

Créé: 29.01.2016, 03h24

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11 Commentaires

marc laurent

29.01.2016, 06:42 Heures

Pour lui fournir de nouvelles armes ou de l'argent ? Répondre


Fabienne Guinnard

29.01.2016, 18:16 Heures

Traquer l'EI jusqu'en Libye si nécessaire.... mais c'est un copy cat ce Commandant en Chef ! Il me semble que j'ai déjà entendu ça d'un autre à propos des Tchétchènes qui seraient traqués jusqu'aux ch***tes. Répondre



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