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Réactions contrastées au dossier iranien

Accord de Vienne

La levée des sanctions contre l'Iran dans le cadre de l'accord sur le nucléaire a été diversement accueillie.

Mis à jour le 17.01.2016 2 Commentaires

1/76 Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a dénoncé ceux qui, au sein de son département, avaient tronqué la vidéo d'un point presse sur l'Iran évoquant les négociations secrètes sur le nucléaire en 2013. (Vendredi 3 juin 2016)
Image: Keystone

   

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Les réactions internationales ont été nombreuses et contrastées, samedi, après l'entrée en vigueur de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien et la levée des sanction contre l'Iran par les Etats-Unis l'Union européenne.

En Iran, le président Hassan Rohani a félicité la «victoire glorieuse» du peuple iranien, dans un tweet publié dimanche matin. «Je remercie Dieu et baisse la tête devant la grandeur du peuple patient de l'Iran. Je vous félicite pour cette victoire», a-t-il écrit. «Nous Iraniens, nous tendons la main vers le monde en signe de paix et en mettant derrière nous toutes les hostilités, suspicions et complots, ouvrons une nouvelle page dans les relations de l'Iran avec le monde», a-t-il poursuivi.

Sans surprise, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a salué l'entrée en vigueur samedi de l'accord sur le programme nucléaire iranien. Il l'a qualifiée «d'étape majeure qui reflète l'effort accompli de bonne foi par toutes les parties afin de remplir les engagements sur lesquels elles se sont entendues».

Prisonniers américains et iraniens

Ce tournant diplomatique marque aussi l'amorce d'un rapprochement entre les Etats-Unis et l'Iran qui s'est précisé samedi par l'annonce d'un échange de prisonniers sans précédent entre les deux pays (voir article lié).

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a affirmé que les négociations sur l'accord nucléaire avec l'Iran avaient «accéléré» l'échange de prisonniers sans précédent qui s'est conclu samedi et auquel les deux pays ont procédé simultanément (voir article lié).

Lors d'une conférence de presse à Vienne, il a expliqué que «les deux voies de négociations (sur le nucléaire et sur les prisonniers) n'étaient pas directement liées, mais le rythme et les progrès des tractations humanitaires ont été accélérés (...) par le canal diplomatique des négociations sur le nucléaire».

Satisfecit européen

Les pays européens ont aussi exprimé leur satisfecit. Le ministre britannique des Affaires étrangères a salué une «importante étape» qui «fait du Moyen-Orient, et plus largement du monde, un endroit plus sûr».

Même son de cloche depuis Berlin. «Aujourd'hui, nous pouvons véritablement parler d'un succès historique de la diplomatie», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, évoquant à titre «personnel», «un grand moment».

«Le programme nucléaire iranien est désormais soumis pour de nombreuses années à des limites strictes et à une surveillance sans faille», a jugé le ministre. Il poursuivait: «dans une région qui a été vraiment éprouvée par les crises et les conflits, beaucoup peuvent aujourd'hui un peu respirer».

Netanyahou prévient

Diamétralement opposé à cette interprétation, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyaou au contraire a dénoncé : «Même après avoir signé l'accord nucléaire, l'Iran n'a pas abandonné ses ambitions de se doter d'armes nucléaires et continue à déstabiliser le Moyen-Orient et à répandre la terreur à travers le monde en violant ses engagements internationaux» (voir article lié).

L'Etat hébreu mettait en garde : «Sans réaction appropriée à toute violation, l'Iran va réaliser qu'il peut continuer à développer des armes nucléaires, déstabiliser la région et répandre la terreur».

Dissension intra-américaine

Sur le sol américain, le "speaker" (président) de la Chambre des représentants américaine, le républicain Paul Ryan a vigoureusement dénoncé samedi la levée des sanctions «économiques contre le principal Etat soutenant le terrorisme dans le monde».

Et il ajoutait: «Comme le président l'a lui même suggéré, l'Iran va très probablement utiliser cette arrivée d'argent frais --plus de 100 milliards de dollars au total-- pour financer les terroristes», en rappelant que les républicains, majoritaires à la Chambre, avaient voté contre l'accord conclu en juillet dernier entre les grandes puissances et Téhéran.

Créé: 17.01.2016, 03h25

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2 Commentaires

Pierre Croset

17.01.2016, 11:45 Heures

"...en violant ses engagements internationaux". Toujours les bons mots pour rigoler ce Bibi ! Répondre


Yves bernard

17.01.2016, 08:17 Heures

tout ça c'est du flan et rien d'autre! Répondre



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