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Suicides en série dans une communauté autochtone

Canada

Ces trois derniers mois, 140 habitants d'une réserve ont tenté de mettre fin à leurs jours ou ont songé à le faire. Et six jeunes ont péri.

Mis à jour le 11.03.2016 1 Commentaire
Une image de la réserve touchée par cette tendance suicidaire.

Une image de la réserve touchée par cette tendance suicidaire.
Image: Twitter @ CTV Winnipeg

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Une communauté autochtone du Manitoba, dans le centre du Canada, est frappée par une vague de suicides parmi les jeunes, a déploré vendredi l'Association des femmes autochtones du Canada, en demandant une intervention d'urgence des services sociaux.

«Les communautés autochtones sont confrontées à une vague de suicides», a souligné Dawn Lavell-Harvard, présidente de la NWAC, en référence aux cinq adolescents et à une jeune mère de famille qui se sont suicidés dans une réserve de la Première Nation crie. Cette responsable autochtone a réclamé «des services plus importants pour nos communautés afin d'empêcher ces tragédies».

Shirley Robinson, chef adjointe de la réserve située à 500 km au nord de la capitale provinciale Winnipeg, a confié récemment aux médias que plus de 140 habitants ont fait une tentative de suicide ou ont eu des pensées suicidaires au cours des trois derniers mois. Les services sociaux ont placé sous surveillance une centaine de jeunes qui développent des idées suicidaires, a-t-elle dit.

Le suicide est un problème aigu dans les communautés autochtones et, selon les statistiques de Santé Canada, «les taux de suicide sont de cinq à sept fois plus élevés chez les jeunes des Premières Nations» que la moyenne chez les jeunes Canadiens.

Dans un entretien au quotidien «Winnipeg Free Press», Shirley Robinson attribuait ces suicides au sein de la communauté Pimicikamak aux conditions de vie avec un taux de chômage de 80%, une crise du logement et le surpeuplement.

«La situation est complexe», reconnaissait jeudi la ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, insistant sur sa volonté d'enrayer ce phénomène.

Les responsables cris ont demandé en urgence au moins six spécialistes en santé mentale afin d'épauler le seul thérapeute qualifié de la communauté de 5858 habitants, selon la presse locale.

(afp/nxp)

Créé: 11.03.2016, 21h23

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1 Commentaire

Debrab Chris

12.03.2016, 11:32 Heures

Parqués comme des bestiaux sur un territoire réduit qui ne leur permet pas l'autosuffisance, les Indiens d'Amérique crèvent à petit feu. A lire cette nouvelle, je suis même demandé si cette communauté n'était pas victime de tests pharmacologiques à leur insu. Ce ne serait pas la première fois. Répondre



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