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Syrie : les USA contre une région autonome kurde

DIplomatie

Les États-Unis ne reconnaîtront pas la création d'une région autonome pour les Kurdes de Syrie.

Mis à jour le 16.03.2016 11 Commentaires

1/150 Les présidents russe Vladimir Poutine et américain Barack Obama se sont déclarés prêts, lors d'une conversation téléphonique, «à intensifier la coordination» militaire entre les deux pays en Syrie, a annoncé le Kremlin. (Mercredi 6 juillet 2016)
Image: Keystone

   

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Le conflit syrien, qu'on peut dater de février 2011, en plein printemps arabe, n'en finit pas de s'envenimer.

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Les Etats-Unis ont prévenu mercredi 16 mars qu'ils ne reconnaîtraient pas la création par les groupes kurdes de Syrie d'une région unifiée et autonome dans les zones qu'ils contrôlent.

«Nous avons été très clairs sur le fait que nous ne reconnaîtrons pas de régions autonomes en Syrie», a indiqué Mark Toner, porte-parole du département d'Etat, à la presse.

«C'est quelque chose qui doit être discuté et accepté par toutes les parties concernées à Genève et ensuite par le peuple syrien lui-même», a ajouté Mark Toner, faisant référence aux pourparlers de paix en cours actuellement en Suisse entre représentants du régime de Bachar el-Assad et des groupes d'opposition, sous médiation de l'ONU.

Modèle fédéral pour la Syrie

Plus de 150 représentants de partis kurdes, arabes et assyriens se sont réunis mercredi à Rmeilane (nord-est de la Syrie) et devraient conclure leur rassemblement jeudi par l'annonce d'un projet d'unification des régions sous leur contrôle dans le nord syrien, ont indiqué des responsables à l'AFP.

Ce projet s'inscrit dans le cadre d'un modèle fédéral pour toute la Syrie, ont-ils précisé.

Washington a soutenu et même encouragé les Kurdes de la région dans leur lutte contre un ennemi commun, le groupe djihadiste, Etat islamique (EI).

La minorité kurde pas invitée

Mais le département d'Etat a affirmé mercredi qu'il n'accepterait pas le démantèlement de la Syrie, et que tout modèle de fédéralisme devrait être issu des pourparlers de Genève.

Sauf qu'aucune des parties représentant la minorité kurde de Syrie n'a été invitée aux tractations et elles essaient de leur côté de créer une région autonome unifiée.

Toute initiative visant à étendre la situation actuelle en matière d'autonomie déclencherait les foudres de la Turquie, méfiante à l'égard de ce qui pourrait encourager les velléités séparatistes kurdes à l'intérieur de ses frontières.

(afp/nxp)

Créé: 17.03.2016, 00h41

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11 Commentaires

Simon Müller

17.03.2016, 10:17 Heures

Les USA préfèrent reconnaître l'opposition islamiste Al Nosra qui est une émanation d'Al Qaïda que de soutenir les seuls combattants terrestres qui luttent contre Daesh. Quelle hypocrisie Répondre


Patrick Pégaitaz

17.03.2016, 01:39 Heures

01:39 Kurdes aux négociations ! @lorient «Erdogan relance la guerre contre les «complices» des «terroristes» kurdes» Devant des élus locaux, M. Erdogan a ainsi pressé le Parlement, où son parti dispose de la majorité absolue, de lever rapidement l'immunité de cinq députés du Parti démocratique des peuples (HDP) poursuivis pour «propagande» en faveur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Répondre



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