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Trêve acceptée si les raids russes cessent en Syrie

Guerre civile

L'opposition syrienne accuse Moscou de cibler surtout les rebelles et moins les djihadistes de l'Etat islamique (EI). Un cessez-le-feu aurait dû entrer en vigueur vendredi.

Mis à jour le 20.02.2016 16 Commentaires
Les frappes aériennes ont aussi touché des hôpitaux, comme ici dans la province d'Idleb au nord de la Syrie.

Les frappes aériennes ont aussi touché des hôpitaux, comme ici dans la province d'Idleb au nord de la Syrie.
Image: ARCHIVES/Keystone

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En Syrie, le conflit s'est internationalisé (octobre 2014 - février 2016)

En Syrie, le conflit s'est internationalisé (octobre 2014 - février 2016)
Moscou, Paris, Londres et Berlin se sont impliqués en Syrie. Les Etats-Unis luttent aussi contre le groupe Etat islamique.

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L'opposition syrienne est d'accord sur le principe de l'instauration d'une trêve de deux à trois semaines dans le pays en pleine guerre civile. Mais elle soumet son approbation à plusieurs conditions, dont l'arrêt des raids aériens russes.

La Russie a commencé le 30 septembre une campagne de frappes aériennes, en soutien au régime syrien du président Bachar al Assad. L'opposition accuse Moscou de cibler surtout les groupes rebelles de l'opposition, et non principalement les djihadistes de l'Etat islamique (EI).

Un cessez-le-feu proposé par 17 puissances durant la réunion du Munich le 11 février aurait dû entrer en vigueur vendredi. Mais les perspectives d'une trêve sont au plus bas: les combats se poursuivent sans relâche entre les différents protagonistes du conflit syrien et les discussions diplomatiques piétinent.

Face à cette impasse, le Haut Conseil pour les négociations (HCN), qui regroupe plusieurs factions de l'opposition syrienne, a exprimé samedi son accord de principe sur la possibilité de parvenir à un cessez-le-feu temporaire.

«Les factions rebelles ont exprimé leur accord (...) à condition que cela se fasse avec une médiation internationale et avec des garanties obligeant la Russie, l'Iran et les milices confessionnelles et mercenaires qui leur sont rattachés à cesser le combat», a affirmé dans un communiqué le chef du HCN, Riad Hijab.

Rébellion affaiblie

Toutes les parties devront cesser le combat simultanément et le gouvernement devra libérer des prisonniers, ajoute-t-il. Une autre condition de cette trêve serait que le Front al Nosra, la branche syrienne d'Al Qaïda, ne soit plus visé, ce qui fait l'objet de discussions entre Américains et Russes, indique-t-on.

Pour que cette trêve puisse entrer en vigueur, les sièges de localités devront également être levés, l'aide pourra être acheminée à travers le pays et il devrait y avoir des libérations de prisonniers, dit-on également. Les Nations unies estiment que près de 500'000 personnes se trouvent dans une quinzaine de zones assiégées de Syrie.

Au début de la révolte contre le régime de Bachar el-Assad, la rébellion syrienne était parvenue à conquérir des territoires aux quatre coins de la Syrie. Mais elle se retrouve désormais amoindrie, non seulement par rapport à l'armée, mais également face aux djihadistes du Front al-Nosra et de l'EI.

Résolution russe rejetée

Dans un conflit très complexe, le régime syrien est appuyé par Moscou, Téhéran et le Hezbollah libanais, les rebelles par la Turquie et l'Arabie saoudite. Les forces kurdes, elles, luttent pour leur propre projet autonomiste, au grand dam d'Ankara qui tente de les anéantir par des opérations militaires sur le territoire syrien.

Des manœuvres qui ne sont pas du goût de Moscou: la Russie a présenté vendredi soir au Conseil de sécurité de l'ONU un projet de résolution visant à faire cesser les opérations militaires de la Turquie en Syrie. Le projet a été rejeté, ce que regrette Moscou, qui a assuré samedi qu'elle allait continuer d'aider le régime syrien à combattre les «terroristes».

Obama appelle à la retenue

Dans cette escalade avec la Russie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a cherché le soutien de son allié américain. Après un entretien téléphonique de plus d'une heure samedi avec Barack Obama, la présidence turque a indiqué que le président américain avait reconnu le droit à l'autodéfense de la Turquie.

Barack Obama aurait aussi exprimé sa préoccupation face à la progression des forces kurdes dans le nord-ouest de la Syrie. Il a toutefois également demandé à Ankara de faire preuve de «retenue réciproque» en arrêtant de bombarder les positions des combattants kurdes (YPG) en Syrie, indique un communiqué de la Maison Blanche.

Les dirigeants européens de leur côté ont appelé la Russie à cesser immédiatement de pilonner la rébellion syrienne soutenue par les Occidentaux. Enfin à Genève, une réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG) qui devait avoir lieu samedi a été reportée, a annoncé la porte-parole de la diplomatie russe. (ats/nxp)

Créé: 20.02.2016, 18h48

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16 Commentaires

Jean Luc Ecuyer

20.02.2016, 19:00 Heures

Ces "accusations" ne vont pas plaire aux représentant(e)s de la propagande du Kremlin, mais reflète certainement en grande partie la situation sur le terrain. Mais, bien entendu, tous ceux qui constatent ces faits en Syrie ne sont que des affabulateurs contrairement à ceux qui reçoivent les informations en "live" de Moscou... Répondre


Patrick Pégaitaz

20.02.2016, 20:47 Heures

A relever : Les Etats-Unis ont, par ailleurs, signalé jeudi soir à la Russie les zones du nord de la Syrie où des membres des forces spéciales américaines sont présents. Washington veut éviter que les russes ne bombardent ces endroits. @lematin «L'aide humanitaire progresse lentement en Syrie». Une autre condition serait que le Front al Nosra, la branche syrienne d'Al Qaïda, ne soit plus visé. Répondre



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