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Trump ne se sent pas responsable des violences

Primaires américaines

Les meetings de Trump sont le théâtre d'incidents, mais lui se dit «galvanisé».

Mis à jour le 13.03.2016 6 Commentaires
Manifestants anti-Trump à Cleveland (Ohio), le 12 mars 2016.

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Image: AFP

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Les 15 candidats et ex-candidats républicains à la Maison Blanche

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Donald Trump s'est déclaré samedi «galvanisé» dans sa campagne après l'annulation la veille d'un de ses meetings émaillé d'échauffourées, ses adversaires l'accusant d'être le responsable de ces tensions et Barack Obama appelant à cesser les «insultes» et «violences».

Le dernier incident en date s'est déroulé samedi matin en bordure de la piste de l'aéroport de Dayton (Ohio), où le milliardaire avait donné rendez-vous à des milliers de ses partisans. Un protestataire a brusquement tenté de monter sur scène mais a immédiatement été interpellé, tandis que les gardes du corps de Donald Trump, des agents du Secret Service, s'empressaient d'entourer le candidat pour le protéger.

«Le Secret Service a fait du bon boulot en empêchant ce forcené de monter sur la scène. Il est lié au groupe Etat islamique. Il devrait être en prison», a tweeté Donald Trump en fin de journée.

Humour de potache

Donald Trump a tweeté un lien où l'homme en question, qui s'appellerait Thomas Dimassimo, est filmé en train de traîner un drapeau américain sur le sol lors d'une manifestation sur un campus universitaire.

Cette vidéo semblait toutefois s'inspirer davantage d'un humour de potache que d'un discours djihadiste, et l'AFP n'était pas en mesure de vérifier la réalité de l'accusation avancée par M. Trump, familier des diatribes antimusulmanes.

L'homme d'affaires, qui a tenu deux autres réunions de campagne, une à Cleveland (Ohio) et l'autre à Kansas City, s'est par ailleurs exprimé sur l'annulation vendredi soir de son meeting à Chicago.

«L'ami communiste»

Il a blâmé les centaines de manifestants qui ont fait irruption dans l'amphithéâtre de l'université de Chicago où il devait prendre la parole.

«Laissez-moi vous dire que les personnes qui ont fait le déplacement par milliers en étant invitées n'ont causé aucun problème. Elles ont été huées et harcelées par ces autres gens. Des gens qui, en passant, représentaient Bernie (Sanders), l'ami communiste», a affirmé Donald Trump, en référence au candidat à l'investiture démocrate, qui n'a jamais appelé ses partisans à agir ainsi.

Les protestataires, parmi lesquels de nombreux Noirs et hispaniques, ont selon lui mené une «attaque planifiée».

Insultes et coups de poings

Des insultes, des bouteilles et des coups de poings ont volé, tandis que la sécurité tentait de séparer les groupes et d'évacuer la salle. Les violences ont continué à l'extérieur et la police a procédé à au moins cinq arrestations.

«Ces gens organisés, pour beaucoup des voyous (...), ont carrément dynamisé l'Amérique», a écrit samedi Donald Trump dans un tweet, en assurant ainsi qu'il poursuivait sa campagne avec une détermination renforcée.

Cinq grands Etats (Floride, Illinois, Missouri, Ohio, Caroline du Nord) votent mardi pour les primaires. Le meeting de Cleveland a également vu affluer quelques dizaines de militants anti-Trump.

«A bas Trump»

Un noyau dur d'une douzaine d'entre eux, dont plusieurs Noirs, se sont rassemblés à l'entrée du site, brandissant des pancartes affichant «A bas Trump», «Trump est le fils d'Hitler», ou encore «AmeriKKKa», en employant le sigle du Ku Klux Klan, mouvement raciste dont certains membres sont accusés de soutenir Donald Trump.

«Cherchez-vous un travail!», a scandé en réponse une foule d'environ 150 partisans du candidat républicain, sous les yeux de la police montée.

«Tous les problèmes sont de la faute des manifestants. Ils piétinent le drapeau américain», affirmait à l'AFP Bill Burns, un grand barbu de 41 ans, arborant une chemise avec le logo bleu blanc rouge de Barack Obama, le mot Obama étant remplacé par «Ebola».

Cour d'école

Sans prononcer le nom de Donald Trump, le président Barack Obama a appelé samedi les candidats en course pour la Maison Blanche à rejeter les «insultes et les railleries de cour d'école».

Dans une allusion directe au slogan du milliardaire («Rendre sa grandeur à l'Amérique»), Barack Obama a ajouté que l'Amérique se portait bien.

«Ce sur quoi les gens en course pour la présidence devraient se concentrer, c'est comment on peut faire pour que cela aille encore mieux. Pas d'insultes ni de railleries de cour d'école, pas de divisions fondées sur la race et la foi, et certainement pas de violences contre d'autres Américains», a demandé le président américain.

Pyromane

En tête de la course dans le camp démocrate, Hillary Clinton a pour sa part reproché à Donald Trump d'avoir un comportement de pyromane, alors que le milliardaire républicain est familier d'une rhétorique incendiaire et de propos régulièrement dénoncés pour leur excès par ses détracteurs.

«Si vous jouez avec le feu, vous allez causer un incendie incontrôlable. Cela ne s'appelle pas gouverner. C'est jouer au pyromane politique», a-t-elle dit.

Le candidat républicain et gouverneur de l'Ohio John Kasich a, lui, accusé Donald Trump de «jouer sur les peurs de la population».

Devenir irrattrapable

«Donald Trump a créé un climat toxique, et ce climat toxique mène ses partisans et ceux qui cherchent la confrontation à s'unir pour en découdre», a déclaré John Kasich, à la traîne dans la course à l'investiture.

L'homme d'affaires, dont les rassemblements sont de plus en plus le théâtre d'incidents, espère creuser son avance lors des prochains scrutins et devenir irrattrapable.

Il a toutefois essuyé une nette défaite samedi dans les caucus (assemblées populaires) républicains du Wyoming.

Le sénateur du Texas Ted Cruz a en effet remporté neuf des 12 délégués qui étaient à conquérir dans cet Etat de l'ouest des Etats-Unis, avec environ 66% des voix.

Le sénateur de Floride Marco Rubio a réuni 19% des suffrages et Donald Trump seulement 7%. (afp/nxp)

Créé: 13.03.2016, 04h51

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6 Commentaires

Georges Boulet

13.03.2016, 06:08 Heures

Onc'Donald est irresponsable ! C'est clair. A force de jouer avec des allumettes dans une station essence, quelque chose finit toujours par arriver. Si les Américains finissent par élire ce gentil monsieur, il faudra qu'on fasse de l'ordre dans nos abris anti-atomiques :| Répondre


albisser philippe

13.03.2016, 06:47 Heures

Wall street paie des fauteurs de trouble c'est pas nouveau, Mai 68 en est un bon exemple........Va y Donald t'es près du but, fini les fonctionnaires de Wall Street place à l'économie réel...... Répondre



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