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Tsipras appelle à abandonner la route des Balkans

Crise migratoire

Le premier ministre grec a exhorté les migrants à ne pas mettre leur vie en péril en s'entêtant à rejoindre la ville frontalière d'Idomeni, point de passage vers la Macédoine.

Mis à jour le 15.03.2016 2 Commentaires

1/110 Barack Obama, dans une interview au journal Bild de samedi 23 avril, a salué «l'attitude courageuse» d'Angela Merkel dans la crise migratoire. (Image 22 avril 2016)
Image: Keystone

   

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Alexis Tsipras a appelé mardi les réfugiés et les migrants à ne pas tenter de rejoindre la «route» des Balkans qui n'a, selon lui, «aucune chance» de rouvrir. Il leur a demandé de se rendre dans les centres d'accueil mis en place par les autorités.

«Les initiatives unilatérales des pays sur la route des Balkans n'ont pas été prises par hasard et nous ne pensons pas qu'il y ait une chance que ceux qui ont fermé cette route la rouvrent», a déclaré Alexis Tsipras. Il s'exprimait après un entretien avec le président arménien Serge Sarkissian, en visite à Athènes.

Il a par conséquent exhorté les migrants à ne pas mettre leur vie en péril en s'entêtant à rejoindre la ville frontalière d'Idomeni, point de passage vers la Macédoine. «Nous les appelons à aller dans les centres d'accueil que le gouvernement grec a créés pour eux, dans des conditions humaines, et nous travaillerons à accélérer leur transfert légal vers l'Europe», a expliqué Alexis Tsipras.

Pendant ce temps, la Macédoine a renvoyé en Grèce environ 1500 migrants et réfugiés qui avaient pénétré illégalement sur son territoire, a annoncé un responsable de la police macédonienne. Ces renvois ont manifestement surpris les autorités grecques qui dans la matinée se disaient prêtes à examiner leur réadmission si la Macédoine le demandait.

Passages non légaux

Mais «nous avons constaté que des gens étaient rentrés par des passages non légaux» a ensuite indiqué une source gouvernementale grecque. «Nous enquêtons pour savoir dans quelles circonstances ces entrées ont eu lieu, et leur nombre exact».

«Les soldats macédoniens nous ont répartis en groupes de cent. Ils nous ont mis dans des camions militaires, nous ont conduits dans un endroit situé à 10 mn d'Idomeni, où la clôture frontalière est cassée, et nous ont renvoyés par là», a raconté à l'AFP, sous couvert d'anonymat, un réfugié syrien de retour à Idomeni après son incursion dans le pays voisin.

Les réfugiés et migrants s'étaient mis en route lundi d'Idomeni pour entrer en Macédoine en franchissant une rivière en crue, contournant la clôture frontalière érigée. Selon les autorités grecques, le signal de cette incursion a été donné par une distribution de tracts en arabe indiquant, carte à l'appui, l'itinéraire à suivre.

Menaces de Chypre

Sur le plan diplomatique, Chypre a fait monter la tension deux jours avant un nouveau sommet UE-Turquie pour tenter de stopper l'afflux de migrants. Lors d'une visite à Nicosie, le président du Conseil européen Donald Tusk s'est heurté aux fortes réticences des autorités chypriotes sur l'accord de principe établi la semaine dernière entre Européens et Turcs..

Le président Nicos Anastasadies lui a réaffirmé que son pays n'avait «pas l'intention d'approuver l'ouverture de nouveaux chapitres» dans les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne (UE) si Ankara ne respectait «pas ses obligations». Or la relance des négociations d'adhésion est l'une des contreparties accordées par Bruxelles à la Turquie pour que cette dernière accepte l'accord.

Le président du Conseil européen a reconnu qu'il restait du travail avant le nouveau sommet prévu jeudi et vendredi à Bruxelles. «L'objectif est de conclure les négociations jeudi ou vendredi mais nous n'en sommes pas encore là. L'un des points problématiques est de résoudre la question clé de la légalité», a déclaré M. Tusk.

«La proposition turque établie avec l'Allemagne demande encore à être rééquilibrée, afin qu'elle puisse être acceptée par les 28 Etats membres et les institutions européennes», a-t-il ajouté.

Exigences turques

Le plan prévoit la réadmission en Turquie de tous les migrants arrivés clandestinement en Grèce, y compris les demandeurs d'asile syriens fuyant la guerre dans leur pays. En échange, les Européens s'engageraient, pour chaque Syrien renvoyé en Turquie, à accepter un demandeur d'asile syrien sur leur territoire.

La Turquie exige par ailleurs trois milliards d'euros d'aide supplémentaire d'ici à 2018 et un régime sans visa pour ses ressortissants voulant voyager dans l'UE dès fin juin, en plus de l'ouverture rapide de négociations sur cinq nouveaux chapitres d'adhésion. (ats/nxp)

Créé: 15.03.2016, 19h07

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2 Commentaires

Andrés Tovar

15.03.2016, 22:49 Heures

Angela Merkel veux payer tribute au Sultan Erdogan pour que la Turquie ne fasse rien. Si la Turquie ne remplise ses compromis deja acordes il ne vaut pad la peine les donner ni plus d'argent ni de privileges. Si ils soiaent nos amis ils ne nous arnaqueirant pas. Répondre


Athéna Papadakis

16.03.2016, 19:05 Heures

Il y a souvent une faute dans vos articles,le pays voisin qui interdit l'accès aux réfugiés est nommé ARYM (ancienne république yougoslave de macédoine)selon les institutions européennes (http://www.strasbourg-europe.eu/ancienne-republique-yougoslave-de-macedoine,18161,fr.html).et pas Macédoine,car ainsi est le nom de la région grecque. Répondre



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