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Un économiste réputé nommé 1er ministre en Haïti

Crise politique

Le nouveau premier ministre haïtien, nommé par le président ad intérim, participera à la création d'un conseil électoral équilibré.

Mis à jour le 27.02.2016
Le président haïtien par intérim Jocelerme Privert a nommé un nouveau 1er ministre.

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Fritz-Alphonse Jean a été nommé vendredi Premier ministre d'Haïti par le président intérimaire Jocelerme Privert, dix jours après l'élection de ce dernier par le parlement qui a ouvert la voie à une sortie de la crise politique. Ancien gouverneur de la banque centrale nationale, Fritz-Alphonse Jean va s'atteler à la composition de son gouvernement avant de présenter sa politique générale devant les députés et sénateurs.

Face aux attentes de la population dont 60% souffrent de la pauvreté extrême, le nouveau Premier ministre s'est dit conscient des défis qui l'attendent, tout en critiquant l'action des précédentes administrations.

«Sur des décennies notre pays a accumulé un ensemble de frustrations dues à des promesses non tenues», a-t-il déclaré vendredi lors de son premier discours public. «Il s'agit autant de sortir le pays de l'improvisation et le faire entrer dans une ère de planification», a-t-il ajouté.

Unir

Aux côtés du nouveau Premier ministre, le président intérimaire a rappelé sa volonté d'unir la classe politique très polarisée.

«L'avenir du pays ne repose ni sur un citoyen ni sur un parti politique: l'avenir du pays repose sur nous tous», a déclaré Jocelerme Privert. «Il nous faut un sursaut poussé de patriotisme: c'est l'heure pour chacun de nous de faire des sacrifices au profit de l'unité nationale», a-t-il affirmé.

Mais quelques heures avant la prise de fonction de Fritz-Alphonse Jean, son prédécesseur Evans Paul a témoigné de son désaccord profond sur cette nomination.

«Nous n'allons pas aider à conduire le pays au chaos», a déclaré l'ancien Premier ministre lors d'une conférence de presse en compagnie de plusieurs membres du gouvernement sortant.

En réponse, Fritz-Alphonse Jean a expliqué à l'AFP être conscient des oppositions. «Lorsqu'il y a un changement de gouvernement il y a toujours ces réticences», a-t-il déclaré à l'issue de son installation.

Mandat de 120 jours

La persistance des tensions politiques ne va pas faciliter la difficile mission des deux chefs de l'exécutif. Avec un mandat limité à 120 jours, Jocelerme Privert a pour responsabilité d'achever le processus électoral interrompu en janvier.

A cause des contestations de l'opposition, le second tour de la présidentielle a été reporté sine die, empêchant le président Michel Martelly de remettre, à la fin de son mandat le 7 février, le pouvoir à un successeur élu au suffrage universel.

Un accord, signé la veille de ce départ, a donné au parlement la responsabilité d'élire un président intérimaire pour combler le vide institutionnel. Le 15 février, députés et sénateurs ont placé Jocelerme Privert à la tête de l'Etat.

Cet accord prévoit aussi la tenue du second tour du scrutin présidentiel au 24 avril mais respecter cette échéance paraît bien difficile pour Haïti.

Délais

La composition du conseil électoral provisoire (CEP), l'administration en charge de l'organisation des scrutins, se fait encore attendre or il avait fallu de longs mois de négociations entre le pouvoir en place et l'opposition pour former le précédent CEP.

Par ailleurs, avant la reprise du processus électoral, plusieurs partis politiques et organisations de la société civile réclament une commission indépendante d'évaluation pour faire la lumière sur les cas d'irrégularités qui ont émaillé le premier tour de la présidentielle.

Lors de ce scrutin le 25 octobre, le candidat du pouvoir, Jovenel Moïse, avait recueilli 32,76% des voix, contre 25,29% pour Jude Célestin, qui a qualifié ces scores de «farce ridicule». Depuis l'annonce des résultats et jusqu'à l'annulation du scrutin, l'opposition a multiplié les manifestations pour dénoncer un «coup d'Etat électoral». (ats/nxp)

Créé: 26.02.2016, 12h44

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