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Une journaliste dévoile l’horreur du trafic de femmes

Témoignage

Tobore Ovuorie s’est infiltrée sous couverture dans un réseau nigérian de prostitution forcée. Elle révèle de véritables atrocités. La Suisse et l’Europe sont aussi concernées.

Par Oliver Zihlmann et Lena Würgler. Mis à jour le 10.01.2016 25 Commentaires
«Avec d’autres femmes, nous devions être vendues au Burkina Faso. Je ne sais pas ce qu’il me serait arrivé. Je sais juste qu’il n’y a pas de happy end», Tobore Ovuorie, Journaliste pour Premium Times.

«Avec d’autres femmes, nous devions être vendues au Burkina Faso. Je ne sais pas ce qu’il me serait arrivé. Je sais juste qu’il n’y a pas de happy end», Tobore Ovuorie, Journaliste pour Premium Times.
Image: Kristine M. Gutterod

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Quand « Le Matin Dimanche» rencontre Tobore Ovuorie en octobre dernier en Norvège, la journaliste peine encore à parler de son expérience. «Tout a commencé avec mon amie Ifuoke.

Le syndicat l’a renvoyée au Nigéria parce qu’elle était malade du sida. Elle en est morte», raconte-t-elle lentement. Comme pour venger son amie, Tobore décide d’infiltrer ce réseau en 2013 en se faisant passer pour une prostituée sur les trottoirs d’Abuja.

Décapitées devant elle

La journaliste réussit à se faire embarquer dans un bus avec d’autres femmes, direction l’Europe tant rêvée. Mais le voyage se transforme vite en cauchemar. Le bus s’arrête dans un camp d’entraînement isolé. Là, deux de ses comparses se font décapiter devant elle à la machette. «Les bouts de corps devaient servir à de la sorcellerie», s’horrifie la journaliste. Elle-même devra subir un rituel. «Le sorcier m’a prélevé des morceaux d’ongles, du sang et des poils pubiens, puis a tout mis dans un paquet qu’il a accroché à un autel». Elle doit promettre de ne pas trahir les trafiquants.

Des milliers de victimes d’Afrique de l’Ouest sont envoyées en Europe pour être exploitées. En Suisse, leur nombre exact n’est pas connu. Mais les spécialistes affirment qu’elles sont de plus en plus nombreuses. La faute à la chute des tarifs dans les autres pays européens.

Pour en savoir plus, consultez le nouveau site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L’application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad. (Le Matin)

Créé: 09.01.2016, 22h49

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25 Commentaires

Pascal Tendon

10.01.2016, 09:27 Heures

Et apres on s'étonne d'un scénario d'horreur à Cologne quand on ne cherche pas tout simplement a l'excuser par un comportement des femmes et c'est des politiques qui osent le faire Répondre


Sophie Clerc

10.01.2016, 10:17 Heures

Bravo à cette femme courageuse. En toutes circonstances, la dénonciation publique donne une voix à celles et ceux qui n'en n'ont pas. C'est ce que les malfrats craignent le plus. Répondre



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